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Economie

14èm conclave confédération industrie indienne-Exim Bank sur le partenariat Inde Afrique : discours du PM guinéen

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Monsieur le Vice-Président du Ghana,

Monsieur le Vice-Président du Lesotho,

Monsieur le Ministre du Commerce de l’Inde,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur les Directeurs d’Exim Bank of India et de la Confédération de l’industrie indienne,

Mesdames et messieurs les représentants d’entités étatiques,

Mesdames et messieurs les représentants d’entreprises,

Distingués invités,

Chers participants,

Il me plait tout d’abord de remercier les organisateurs de cet événement d’une grande importance pour les relations économiques entre l’Inde et l’Afrique, la Confédération de l’industrie indienne (CII) et Exim Bank of India, qui, depuis des années, œuvrent sans relâche au renforcement des liens économiques entre le sous-continent indien et le continent africain.

Je voudrais transmettre aux plus hautes autorités indiennes les plus sincères salutations et remerciements du Président de la République de la Guinée, le Président Alpha CONDE. Il m’a chargé de porter à la connaissance du Président de la République indienne, Son Excellence M. KOVIND, et au Premier ministre, Son Excellence M. MODI, qu’il se réjouit personnellement de la place privilégiée accordée actuellement à l’Afrique par le Gouvernement indien dans sa diplomatie économique, avec la perspective de l’ouverture de dix-huit (18) nouvelles ambassades en Afrique, dont la Guinée.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

L’Inde et l’Afrique partagent, nous le savons une tradition séculaire de coopération. Nos deux blocs commercent ensemble depuis très longtemps.

C’est ainsi qu’une importante diaspora indienne s’est établie dans des pays comme l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Uganda ou encore la Tanzanie. Aujourd’hui encore, cette diaspora joue un rôle majeur dans les systèmes économiques africains.

La puissance émergente indienne, avec un taux de croissance projetée de plus de 7% pour cette année, est le troisième partenaire économique de l’Afrique, selon The Economist, avec des volumes de transactions économiques de près de 60 milliards de dollars américains, contre seulement 12 milliards en 2006. Selon les estimations, les flux entre nos deux blocs continentaux devraient atteindre les 100 milliards de dollars à l’horizon 2020.

Sous le leadership du Premier ministre Narendra Modi, l’Afrique se réjouit de ce qu’on pourrait qualifier de nouvelle ère d’impulsion du partenariat indien avec le continent africain. Le Forum Inde-Afrique, le Corridor de Croissance Asie Afrique (Asia Africa Growth Corridor) ou encore l’India Technical and Economic Cooperation (ITEC) sont des témoignages éloquents de la place privilégiée réservée à l’Afrique dans la politique internationale indienne. Nous nous en réjouissons.

Il y a lieu de saluer ici le dynamisme du secteur privé indien qui, à travers les actions de la Confédération de l’industrie indienne, est parvenu à bâtir et consolider des relations économiques solides et mutuellement avantageuses avec le continent.

Nous notons qu’à ce jour, les lignes de crédits concessionnels accordées par l’Inde à l’Afrique, via EximBank of India, dépassent les 10 milliards de dollars. L’Inde apporte ainsi son appui à travers 150 projets, à 45 pays africains. Nous apprécions par ailleurs les initiatives de renforcement de capacités des institutions et des ressources humaines africaines, telles que le Pan-African e-network. Sur les cinq dernières années, plus de 25 000 africains ont pu bénéficier de bourses pour venir se former ou se perfectionner ici en Inde.

Ces efforts doivent être salués et encouragés. L’inde et l’Afrique sont aujourd’hui des pôles essentiels du dynamisme économique mondial. Le partenariat entre nos deux blocs géographiques, où vivent deux milliards et demi de consommateurs, est la pierre angulaire de l’impulsion d’une forte croissance et la construction d’un monde meilleur.

 

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Pour l’Inde, comme pour d’autres partenaires économiques, l’Afrique est à présent une terre d’opportunités économiques. Le continent a enregistré des mutations politiques positives et de nombreux « success stories », économiques. La Banque africaine de développement relève que la gouvernance économique s’est significativement améliorée sur l’ensemble du continent.

Non seulement les Africains sont mieux éduqués, mais ils sont également de moins en moins pauvres. Selon la Banque mondiale, seuls 35% des Africains vivent actuellement avec moins de 1,90 dollars par jour, contre plus de 56% au début des années 1990. Les populations africaines, jeunes et connectées, offrent aux entreprises indiennes un débouché lucratif pour leurs productions compétitives et de qualité.

Le climat des affaires s’est considérablement amélioré. L’Etat de droit et la stabilité politique enregistrent une progression fulgurante. Le Center for Systemic Peace note que la performance de l’Afrique s’est très significativement améliorée, passant de 55 à 30, dans son classement sur les risques de conflits.

Cette amélioration du climat des affaires s’inscrit dans un contexte global de dynamisme des économies africaines. Six (6) des dix (10) économies le plus performantes au monde sont aujourd’hui africaines. Pour reprendre l’expression du magazine The Economist, l’Afrique est une terre d’opportunités avec  1,2 milliard d’habitants.

Par ailleurs, les maladies qui ont, longtemps, caractérisé l’image de l’Afrique et affecté l’espérance de vie et la productivité, sont en net recul.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

La conception d’un partenariat pour un monde meilleur suppose de relever les défis qui se posent à l’Afrique. Le leadership politique africain, à travers une vision panafricaine du développement, a fixé la cap des priorités. Adopté à l’occasion du Jubilé d’Or de l’Union africaine en 2013, l’Agenda 2063, qui vise une transformation structurelle du continent africain, est l’expression même de notre volonté commune de relever les défis et de prendre notre destin en mains.

Le premier de ces défis concerne l’agriculture, dont le décollage est indispensable pour garantir la sécurité alimentaire et promouvoir une transformation économique des systèmes productifs africains.

Comme ici en Inde, la très large majorité des populations africaines vivent en milieu rural. Le secteur agricole occupe plus de 60% de la population active africaine. Mais la valeur ajoutée de l’agriculture stagne autour de 25% du Produit intérieur brut (PIB).

La dépendance du continent aux importations de produits alimentaires est forte, avec un déficit de la balance commerciale agricole d’environ 35 milliards de dollars. Selon les données de la FAO, plus de 232 millions d’africains sont encore en situation de sous-alimentation.

L’expérience indienne, avec la révolution verte, serait plus que nécessaire à repiquer en Afrique pour répondre au défi agricole, tout en optimisant le potentiel du continent. Il est utile de rappeler que 60% des terres arables non encore exploitées dans le monde, soit plus de 200 millions d’hectares, sont situées en Afrique. Les opportunités d’affaires dans l’agro-business sont estimées à 100 milliards de dollars par an à l’horizon 2025.

Ici même en Asie, plus de 400 millions de personnes ont été sorties de la pauvreté en l’espace d’une décennie grâce à un investissement massif dans l’agriculture. La Banque africaine de développement estime entre 315 et 400 milliards de dollars le niveau des investissements requis sur les dix prochaines années pour pouvoir impacter significativement la vie de nos populations. Soit un niveau d’investissement annuel compris entre 32 et 40 milliards USD.

Pour nous, pouvoir publics africains, l’Inde, avec sa grande expérience dans ce domaine, est le partenaire privilégié pour faire émerger, avec l’Afrique, un monde meilleur, où la pauvreté serait considérablement réduite et l’extrême pauvreté exclue des réalités mondiales.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Un autre grand axe de partenariat concerne les infrastructures. Les besoins infrastructurels de l’Afrique portent sur une variété de secteurs économiques. Les plus importants sont l’énergie, les routes, les technologies de l’information et de la communication et la gestion des ressources en eau.

Pour les économies en développement comme pour les nations avancées la disponibilité, et la qualité des infrastructures sont fondamentales au fonctionnement de l’économie. Les besoins de l’Afrique sont estimés à environ 100 milliards de dollars, alors même que les financements actuellement mobilisés atteignent à peine la moitié de ce montant.

Les avantages comparatifs du secteur privé indien sur cette question des infrastructures sont aujourd’hui de notoriété publique. Au titre des besoins en infrastructures, la priorité des priorités reste le secteur de l’énergie. L’Afrique a le plus faible niveau d’électrification au monde, avec seulement un tiers de sa population ayant un accès régulier à l’électricité. L’Espagne, à elle seule, produit plus d’électricité que toute l’Afrique subsaharienne réunie, en excluant l’Afrique du Sud.

Les Gouvernements africains sont résolument engagés à amplifier la diversification encore timide des politiques énergétiques. La montée en puissance des énergies renouvelables, en particulier du solaire, ne peut être qu’encouragée. L’Afrique entend s’appuyer sur l’expertise robuste de l’Inde sur les énergies renouvelables, notamment dans le cadre de l’Alliance solaire internationale (ASI).

Nous souhaitons que les ruralités africaines ressemblent aux 597,464 villages indiens, qui ont depuis l’année dernière accès à un réseau électrique de proximité. Notre ambition est de voir en Afrique une émulation entre vos agglomérations rurales et le petit village de Narotoli, dans l’Etat indien du Jharkhand, où l’installation de « mini-grids » est devenu un vecteur puissant de développement rural.

Pour ce qui concerne spécifiquement la Guinée, cette dimension du partenariat avec l’Inde nous intéresse particulièrement. Aujourd’hui, moins d’un tiers des Guinéens ont un accès régulier à l’électricité, en dépit des efforts considérables que nous consentons à ce secteur.

Depuis 2010, en effet, ce sont plus de 3 milliards de dollars qui ont été investis dans l’augmentation des capacités énergétiques de notre pays. Cet investissement permettrait de passer d’une production de 275 mégawatts avant 2010 à plus de 1000 mégawatts en 2020. Le programme énergétique du Président de la République, le Pr. Alpha Condé, qui est par ailleurs Président de l’Initiative Africaine des Energies Renouvelables est d’accélérer l’augmentation de capacité par le biais d’un mix énergétique induisant l’Energie solaire. La Guinée est disposée à cet effet à coopérer avec l’Inde qui a des atouts considérables.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Le véritable défi à relever est celui de l’inclusion économique et sociale. La Guinée, mon pays, a acquis une conscience aigüe de cette exigence. Nous venons de créer une Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), pour favoriser la mise en place de mécanismes adéquats de partage de la prospérité économique.

Dans le contexte du dynamisme des économies africaines, une telle orientation est devenue un impératif politique, économique et social. La plupart des pays africains ne consacrent qu’environ 2,5% de leur PIB aux programmes d’inclusion économique et sociale.

Nous regardons avec beaucoup d’intérêt la politique publique indienne sur ce sujet. L’Inde, comme vous le savez, a créé la plus grande base de données biométriques au monde, l’Aadhaar, destinée originellement à la mise en œuvre d’une politique d’inclusion en faveur des populations les plus démunies.

La délégation guinéenne est désireuse d’initier un partenariat avec la « Unique Identification Authority of India », pour nous aider à mieux fixer les contours de notre politique de partage de la prospérité.

Mesdames et Messieurs,

Si nous souhaitons voir se concrétiser la promesse d’un monde meilleur, l’Inde et l’Afrique doivent agir, main dans la main, afin de favoriser l’inclusion économique et sociale.

Nous savons le rôle majeur joué par le secteur privé indien, le secteur financier en particulier, et celui des organisations non gouvernementales, dans le déploiement de la politique d’inclusion indienne.

L’Afrique de manière générale, la Guinée en particulier, serait honorée de pouvoir compter sur l’ensemble des parties prenantes indiennes pour accompagner les efforts croissants de notre continent dans la lutte déterminée contre l’extrême pauvreté.

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Les pistes que je viens d’esquisser n’entendent pas donner un contour exhaustif des partenariats, actuels ou envisageables, entre l’Inde et l’Afrique.

Les secteurs de l’éducation et de la santé sont tout aussi essentiels pour nos deux ensembles économiques. D’ailleurs, la présence des acteurs indiens dans ces deux secteurs est d’ores et déjà très remarquée en Afrique, notamment à travers le dialogue fructueux entre l’Inde et la Banque africaine de développement. Aussi, le Pan-African e-Network permet-il depuis 2009 de renforcer les transferts de savoir et de technologie entre l’Inde et l’Afrique, à travers les avancées de la télémédecine et de la télé-éducation. Je tiens à souligner l’appui inestimable d’Exim Bank of India au développement des partenariats publics et privés en Afrique.

Je souhaite terminer mon propos en réaffirmant à nos partenaires publics et privés indiens la disponibilité de la Guinée et du continent africain pour construire avec l’Inde un partenariat solide, durable et mutuellement avantageux, dont nos populations respectives seront les bénéficiaires.

Le monde sera meilleur lorsque les inégalités seront réduites et que nous, gouvernants, seront capables d’assurer le bonheur pour chacun et de partager la prospérité, plutôt que de considérer la pauvreté comme une fatalité. C’est le rêve que nous partageons tous ici, et que nous réaliserons ensemble aussi.

Je vous remercie.

Boké: Tenue de la 1ère session budgétaire de la Commune

in Actualités/Economie

La 1ere session budgétaire du conseil communal qui s’est tenue du mardi, 12 à jeudi, 14 Mars 2019 au siège de la Mairie de Boké, a abouti à l’adoption du budget communal qui s’équilibre en recettes et en dépenses à un montant de 5 milliards 272 millions 694 mille 994 francs guinéens.Le conseil a aussi formulé les recommandations  liées à la mise en place des commissions techniques.Parmi ces recommandations, le payement des taxes journalières par les personnels des sociétés, l’aménagement des cimetières, la valorisation des sites touristiques,  l’organisation des groupements féminins et associations de jeunesse autour des activités génératrices de revenus, l’implication de la commune dans la gestion des contrats de bail ou de location.A en croire au Maire de la commune urbaine de Boké, Honorable Mamadouba Tawel Camara, les 60% du budget communal seront alloués à l’investissement des infrastructures scolaires, éducatives, sanitaires.Pour impulser le développement local, le président du conseil communal de Boké a mis des commissions dites” aménagement du territoire, Passation des marchés, développement local et environnement, santé, éducation et affaires sociales, emploi des jeunes, sécurité, informations et sensibilisation.Enfin, le maire a promis d’user de toutes ses énergies pour mettre un terme aux crises qui assaillent ses citoyens.Au nombre de ces crises, le manque d’eau potable, les barricades nocturnes, l’insécurité.

Mamadouba Camara, correspondant www.kababachir.com à Boké

“Il y a une faiblesse de la culture entrepreunariale en Guinée”, dixit Danda Diallo

in Actualités/Economie

http://aminata.com Aminata.com Guineenews politique Guinée site d’information sur les nouvelles de la République de Guinée. Signalez réagissez : Vous pouvez contacter l’équipe de journalistes qui travaille à Aminata.com pour lui soumettre un texte, témoigner de ce qui vous est arrivé, signaler une information, relever une erreur, réagir à une actualité…

Diallo Danda fondateur et directeur général de l’incubateur Ose Ton Emploi a accordé une interview à la rédaction d’Aminata.com. Il a parlé entre autres de son incubateur, du projet Startup Challenge. Nous vous proposons l’intégralité de cet entretien. Aminata.com : C’est quoi Ose Ton Emploi ? Danda Diallo : Ose Ton Emploi est un incubateur […]

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Monde des affaires : le GOHA signe un partenariat avec la Chambre d’Arbitrage de Guinée

in Actualités/Economie

Le Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) et la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) ont signé un partenariat ce jeudi, 14 mars 2019, à Conakry. Ce partenariat va permettre de régler les différends entre les opérateurs économiques mais aussi faire face à d’autres problèmes auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leurs activités, rapporte un reporter de Guineematin.com qui était sur place. C’est le siège de la Chambre d’Arbitrage de Guinée (CAG) sise à la Belle-vue qui a servi de cadre à la signature de ce partenariat. A cette occasion, Fanta Toya Condé, secrétaire générale de la chambre d’Arbitrage de Guinée, a rappelé que « la Chambre d’Arbitrage de Guinée a pour mission d’offrir aux opérateurs économiques des moyens de conciliation, de médiation et de résolution par voie d’arbitrage, de leurs différends internes et internationaux ». De son côté, Chérif Mohamed Abdallah, le président du GOHA, a affirmé que les opérateurs économiques font confiance à la Chambre d’Arbitrage de Guinée, d’où l’intérêt de la signature de ce partenariat. « C’est…

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SADEN 2019 : ‘’fils d’un pauvre enseignant, j’ai pu réussir dans l’entreprenariat’’ (Mamadou Maladho)

in Actualités/Economie

Officiellement lancés par le Président de la République, les travaux de la première édition du Salon des Entrepreneurs de Guinée (SADEN 2019) se poursuivent à Conakry. Placé sous le thème « Entreprenariat, puissant levier du développement économique », connait la présence de plusieurs invités de marque et plus de 140 jeunes entrepreneurs venus de divers horizons.

Hier mardi, les activités ont portées sur les conférences, des débats, des échanges entre experts nationaux, internationaux, entrepreneurs, des expositions, des partages d’expériences mais aussi de nombreux panels sur des secteurs de développement économique et social dont l’agriculture.

Présent à ce salon, Mamadou Malado Diallo, responsable du projet ‘’Espoir jeune’’ s’est confié en ces termes : « Le projet Espoir Jeune est à la fois un centre de production animale et végétale, un centre de production et vulgarisation agricoles, un centre de commercialisation de produits agricoles et surtout un centre d’accompagnement de jeunes. Il est dirigé par un jeune entrepreneur guinéen qui se réjouit de la tenue d’un tel salon dédié à l’entreprenariat jeune. Se retrouver dans un salon pareil est une joie immense pour nous quelques raisons. Ce salon permet de connecter tous ces entrepreneurs qui se trouvent dans l’écosystème entrepreneurial. D’habitude on organise ici des salons pour la région de Conakry mais cette fois je vois des jeunes venus des différentes régions de la Guinée. Il permet de rencontrer des entrepreneurs, des experts qui sont venus d’ailleurs et de donner une visibilité sur des entrepreneurs qui ont de l’avance sur d’autres… »

En Guinée, l’agriculture occupe une place importante pour le développement économique et social. Elle emploie environ 80% de la population mais ne contribue qu’à hauteur de 20% du PIB, selon le FIDA. Qu’à cela ne tienne, il existe des opportunités entrepreneuriales dans le pays.

« Je suis issu d’une modeste famille, fils d’un pauvre enseignant et là où j’ai pu réussir, les autres jeunes peuvent le faire. Je suis venu de l’intérieur du pays, j’ai entrepris dans le secteur agricole. Je suis diplômé en Lettres modernes mais je dis oui qu’il y a des opportunités dans le secteur agricole. Le potentiel agricole guinéen est immense, les jeunes peuvent y investir. Je suis allé, je me suis cassé la figure. J’ai trébuché. Mais le problème, c’est de rester au sol. Aujourd’hui, on a cette coopérative qui fait beaucoup de choses à Dubréka. Elle est devenue un centre de référence pour les jeunes. Nous arrivons aujourd’hui à accompagner 70 jeunes. Quand je dis accompagner, c’est donner l’accès financier aux jeunes, encadrer leur production », dit-il entre autres.

Youssouf Keita

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Brexit: Theresa May décidée à passer en force

in Actualités/Economie/International

Après deux rejets du Parlement, l’accord sur le Brexit négocié par la Première ministre britannique avec Bruxelles sera une nouvelle fois soumis au vote des députés ce jeudi. Une motion gouvernementale proposera en effet un court report du Brexit au 30 juin, à la condition que le texte soit approuvé d’ici le 20 mars.

Impôts : «51 jours après son lancement, le NIF permanent a permis à l’Etat de mobiliser 631 milliards» (Aboubacar Makissa Camara)

in Actualités/Economie

51 jours après son lancement, le Numéro d’Identification Fiscale Permanent (NIFp), a permis à l’Etat guinéen de mobiliser 631 milliards GNF, selon Aboubacar Makhissa Camara, directeur national des Impôts.

Dans son laïus ce mardi soir dans le 20h 30 de la télévision publique, le DNI Aboubacar Makissa Camara a par ailleurs souligné les effets positifs du NIF permanent, indiquant que c’est un outil qui va considérablement contribuer à aider les opérateurs économiques, à exercer tranquillement leurs activités, dans toute la Guinée.

«C’est un outil formidable au service du contribuable, qui va leur permettre, de dérouler tranquillement, leurs activités à travers toute la Guinée mais aussi, en relation avec les différents services que sont, les impôts, la douane, le trésor, les marchés publics mais aussi, l’APIP et les centres de gestion agréés», a expliqué le directeur national des Impôts.

Aboubacar Makissa Camara de rappeler que depuis le lancement du NIFp, l’accueil est ‘’favorable’’ auprès des opérateurs économiques qui ‘’viennent massivement’’ répondre à notre appel et “se font, vraiment, prendre en charge par les services commis pour cela”.

En dépit de tout, la réticence de certains opérateurs économiques à se présenter à la direction nationale des impôts, pour l’identification de leurs entreprises, n’est pas sans effet, aussi minime soit-il, sur le chiffre que devrait engranger cet outil fiscal.

L’ambition ‘’escomptée’’, étant de mobiliser les recettes mais aussi, de renforcer le contexte institutionnel de la gestion actuelle. C’est pourquoi, argumente-t-il, sur instruction du ministre de tutelle, «nous devons mettre tout en œuvre pour que le NIFP soit un outil indispensable au service des contribuables qui, aujourd’hui, accueillent favorablement, cet outil.»

Aboubacar Makissa Camara, d’ajouter en outre que le NIF permanent va contribuer à l’élargissement de l’assiette fiscale et aussi, au renforcement des capacités institutionnelles de la Direction Nationale des Impôts.

Et le DNI d’inviter in fine, les opérateurs économiques, qui hésitent encore à passer l’opération d’identification de leurs entreprises, à se faire enregistrer avant le 21 mars prochain, date limite des enregistrements.

Et de prévenir les réticents que passer ce délai, aucun contribuable ne pourra exercer en relation avec son service, mais aussi la douane, le trésor et ne peut être pris en charge au niveau de l’administration des impôts et les services concernés par le NIFp.

emergencegn.net

CONGO : Vers la mise en place de la chaine de production agro-industrielle

in Actualités/Economie/International
Denis Sassou-N’Guesso déploie une intense activité agropastorale non loin d’Oyo. Une activité qui annonce des bonnes perspectives. Pour s’en rendre compte, le président de la République qui séjourne à Oyo depuis quelques jours, a visité ses ranches, ce mardi 12 mars 2019. 

Du ranch d’Opokania à l’abattoir de Mbobo, en passant par le ranch d’Olenga, en compagnie de ses invités, Denis Sassou N’Guesso a fait un constat : tout se met en place pour la commercialisation à grande échelle des produits de l’élevage et leurs dérivés.

Au ranch Kila, situé au village Opokania, où a débuté la visite, la multiplication, la gestion et l’exploitation du bétail se font selon les règles de l’art. D’où, la croissance avérée du nombre de bêtes composant ce troupeau sur ce site. L’estimation donnée sur les lieux est d’environ 10.600 têtes de bœufs. Ce qui augure des perspectives heureuses pour l’agro-industrie.

Denis Sassou-N’Guesso et ses hôtes ont par la suite mis le cap sur le site des autruches, situé dans le même village Opokania. Après avoir suivi le point sur la situation des autruches, le président de la République a conduit sa délégation au ranch des vaches laitières. Ici, on dénombre environ 400 vaches dont 111 sont en activités de production du lait naturel. Le traitement de ce lait se fait au niveau du Le lait de l’Alima, une fabrique de lait installée à Edou, à quelques encablures de la ville d’Oyo.

Selon les informations, les 111 vaches produisent par jour, 1540 litres de lait. L’augmentation annoncée des vaches laitières favorisera également l’augmentation de la production du lait, dans l’optique d’une commercialisation à grande échelle. Près de 300 vaches sont en attente de produire.

Il y a environ trois mois, le président Denis Sassou-N’Guesso inaugurait l’abattoir moderne au village Mbobo. Sa présence ce mardi, 12 mars avait valeur de contrôle. Il a ainsi pu observer que tous les compartiments de la structure, de l’abattage à l’emballage, en passant par le découpage de la viande en diverses parties et la conservation, fonctionnent normalement.

Il se dégage au niveau de cet abattoir, l’ambition d’une commercialisation extensive de la viande de bœuf, à travers tout le pays et même au-delà des frontières nationales. Au niveau de l’abattoir, la viande est soit hachée, soit conservée dans un emballage, soit encore transformée en saucisse.

Cet abattoir moderne, le premier du genre au Congo additionné aux différents ranchs où se reproduisent bœufs et vaches, constitue à n’en point douter, une chaine de production industrielle diversifiée de la viande de bœuf qui s’inscrit, à coup sûr, dans l’optique de la diversification de l’économie congolaise. En même temps qu’elle devra contribuer à garantir la sécurité alimentaire.

La visite du président Denis Sassou-N’Guesso sur ces sites vise également à motiver les techniciens qui ressentent, chaque fois, ce besoin.

MIATOLOKA Boryce Agapyth

Correspondant particulier de JMI au Congo

 Copyright © JustinMorel.Info

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Les Boeing 737 MAX frappés par une avalanche d’interdictions de vol

in Actualités/Economie/International

Le ciel européen est dorénavant fermé aux vols des
avions Boeing 737 MAX, a décidé l’Agence européenne de la sécurité
aérienne après le crash de l’un d’entre eux en Ethiopie, le deuxième en
moins de six mois impliquant cette nouvelle génération d’appareils.
L’AESA emboîte le pas à plusieurs pays d’Asie, d’Océanie et du Golfe.
Aux Etats-Unis, des passagers refusent de monter à bord de ce type
d’engins.

L’Agence européenne de la sécurité aérienne suspend tous les vols de Boeing 737 MAX. Plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l’Italie avaient déjà enclenché leur procédure d’interdiction, faisant eux-mêmes suite à des pays d’Asie, d’Amérique, d’Océanie et du Golfe, de la Malaisie à l’Argentine. L’Inde a indiqué mardi 12 mars au soir qu’elle clouait au sol les Boeing 737 MAX.

Aux Etats-Unis, des passagers ont même refusé d’embarquer à bord d’un Boeing de ce type, malgré le soutien des compagnies aériennes à l’aviateur américain. Jusqu’à présent, les Etats-Unis ont décidé de ne pas clouer au sol ces avions, mais veulent obliger Boeing à procéder à des modifications du 737 MAX 8 et du 737 MAX 9, une attitude qui contraste avec cette vague de défiance manifestée par le reste du monde.

Cette avalanche d’interdictions de vol visant un modèle d’avion, tant
par des pays que par des compagnies aériennes, est inédite dans
l’histoire de l’aviation civile.

Un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines s’est écrasé dimanche
10 mars au sud-est d’Addis-Abeba peu après le décollage, tuant les 157
passagers et membres d’équipage. Selon un témoin, Tegegn Dechasa,
l’arrière de « l’avion était déjà en feu lorsqu’il s’est écrasé au sol » et l’appareil n’a laissé qu’un tas de débris.

Un autre exemplaire de ce modèle opéré par Lion Air s’était abîmé en
mer en Indonésie en octobre, là aussi quelques minutes après le
décollage et alors que l’équipage avait demandé à revenir se poser sans y
parvenir. Les 189 personnes à bord avaient péri.

La FAA n’immobilise pas le Boeing 737 MAX dans l’immédiat

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump a déploré que les avions soient devenus « trop complexes » à piloter.

La direction de l’aviation civile des Etats-Unis a toutefois déclaré
mardi que rien ne justifiait dans l’immédiat l’immobilisation de tous
les Boeing 737 MAX. Dan Elwell, directeur de la FAA, a déclaré qu’une
enquête menée en urgence ne montrait « aucun problème systémique de performances » et ne justifiait donc pas « l’immobilisation de l’appareil ».

« Catastrophe industrielle »

Il faudra attendre la fin de l’expertise des boîtes noires qui ont
été retrouvées pour connaître les causes réelles, mais pour Jean-Pierre
Otelli, pilote et auteur de nombreux ouvrages sur la sécurité aérienne,
il est probable qu’il s’agisse d’un problème technique sur l’appareil.

Boeing a ajouté un système sur cet avion MAX, qui est soi-disant un système de protection au cas où l’avion se mettrait en situation de décrochage. Le problème, c’est que, d’une part, les équipages n’ont absolument pas été au courant que ce système avait été ajouté sur ce nouvel avion…

Pour Boeing, c’est une « catastrophe économique autant qu’industrielle »,
souligne le spécialiste. D’autant que les compagnies qui vont clouer au
sol leur 737 MAX risquent de demander des comptes à l’avionneur
américain.

Des experts chinois et américains sur place

L’équipe américaine est envoyée par le bureau d’enquête
spécialisé dans l’aviation, le NTSB. Des experts israéliens et chinois
sont sur place, bientôt rejoints par des Emiratis. Ils vont devoir
récolter des indices. La principale difficulté sur le site est
l’éparpillement des débris de l’appareil. Il a ,selon toute
vraisemblance, violemment heurté le sol.

Un pilote éthiopien, qui possède une compagnie privée, a témoigné
auprès de l’agence Associated Press. Il explique sa surprise lorsqu’il a
survolé le site du crash, peu de temps après le drame dimanche. « Il n’y avait rien à voir, c’est comme si la terre avait avalé l’avion. »

Les enregistreurs de vol seront bien sûr l’une des principales
sources d’information. Ils ne seront pas examinés en Ethiopie, a indiqué
le PDG d’Ethiopian Airlines à CNN. « Peut-être en Europe », avance le journaliste Richard Quest qui a pu parler à Tewolde GebreMariam.

Selon le patron, le pilote a dit à la tour de contrôle qu’il avait
des difficultés à contrôler l’appareil. D’après Tewolde GebreMariam, le
capitaine avait toutefois reçu les dernières recommandations de Boeing.
Il était, selon lui, parfaitement entraîné.

L’autre défi auquel sont confrontées les équipes sur le site du crash est le recueil des restes humains, eux aussi éparpillés sur environ l’équivalent de deux terrains de football. Selon la compagnie, l’identification prendra des jours.

Avec RFI

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