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Gestion foncière en Guinée : «Il y aura des mutations qui entraîneront nécessairement l’émergence de nouvelles villes», déclare Bah Oury

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Le Premier ministre Amadou Oury Bah a réaffirmé la volonté du gouvernement de mettre de l’ordre dans la gestion du foncier en Guinée, à l’occasion de l’ouverture des travaux consacrés à la présentation et à la validation des avant-projets de la Politique nationale foncière et de la Politique nationale agricole.

Devant les participants, le chef du gouvernement a souligné l’importance d’une réforme en profondeur du secteur foncier, qu’il considère comme un levier essentiel pour la stabilité sociale et le développement économique du pays.

Prévenir les conflits liés à la terre

Selon Bah Oury, les mutations économiques en cours, notamment autour des grands projets d’infrastructures comme le corridor ferroviaire du Simandou, entraîneront la création de nouvelles agglomérations et une pression accrue sur les terres.

« Avec la transformation du corridor, il y aura des mutations qui entraîneront nécessairement l’émergence de nouvelles villes. Pour éviter que cela ne devienne une source d’anarchie ou de conflits récurrents, il faut agir rapidement », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a rappelé que les litiges fonciers constituent l’une des principales sources de tensions dans de nombreux pays.

« Dans la plupart des pays, toutes les guerres ont d’abord pour origine le foncier », a-t-il affirmé.

Sécuriser la propriété pour faciliter l’accès au crédit

Bah Oury a insisté sur la nécessité de garantir juridiquement les droits de propriété à travers des titres fonciers et d’autres documents officiels.

Selon lui, cette sécurisation est indispensable pour permettre aux banques et aux institutions financières d’accompagner les porteurs de projets.

« Sans documents convenablement établis, c’est comme si vous possédiez tout l’or du monde tout en restant pauvre », a-t-il illustré.

Il a précisé que les établissements financiers ne peuvent accorder de crédits qu’en présence de garanties foncières fiables.

Un frein au développement agricole et urbain

Le chef du gouvernement a estimé que l’absence de titres sécurisés a longtemps pénalisé plusieurs secteurs, notamment l’agriculture, l’élevage et l’habitat.

Il a également relevé que les contentieux fonciers occupent une place importante dans les juridictions du pays.

« Lorsqu’on recense les dossiers traités par les tribunaux, les litiges liés à la terre représentent une part très importante des contentieux », a-t-il indiqué.

Vers une société plus apaisée

À travers cette réforme, le gouvernement entend instaurer un cadre foncier plus clair, susceptible de réduire les conflits et de renforcer la confiance des investisseurs.

« Il s’agit de favoriser l’émergence d’une société apaisée, où chacun se sent sécurisé dans ses propriétés comme dans ses investissements », a conclu le Premier ministre.

La validation des avant-projets de politiques foncière et agricole constitue une étape dans le processus de modernisation de la gouvernance des terres en Guinée, dans un contexte marqué par la mise en œuvre de grands projets miniers et d’infrastructures.

Laguinee.info

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