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Kolaboui–Kataba : « Ils ont quitté la route pour se diriger vers la brousse », témoignage d’une mineure après un présumé viol

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Deux jeunes filles, supposées mineures, auraient été agressées sexuellement dans la nuit de weekend dernier à Fanbanneya, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Alors qu’elles rentraient d’une boîte de nuit, deux jeunes hommes leur auraient proposé de les raccompagner. C’est là que le cauchemar a commencé.

Elles pensaient simplement rentrer chez elles. La nuit était tombée sur Fanbanneya, petit village du district de Tassara, dans la sous-préfecture de Kolaboui. Les deux jeunes filles sortaient d’une boîte de nuit. Fatiguées, elles n’avaient qu’une idée en tête : retrouver leur lit.

C’est sur la route qu’elles ont croisé deux jeunes hommes. Des inconnus. Ceux-ci leur ont proposé de les déposer à domicile. Une offre a priori anodine. Une marque de galanterie, peut-être.

Elles ont accepté

« Une fois à bord, ils ont quitté la route principale pour se diriger vers la brousse », raconte l’une des victimes, encore sous le choc. Sa voix tremble, mais les mots sont précis. « C’est là qu’ils nous ont agressées. »

Dans la nuit noire de Fanbanneya, loin des regards, le cauchemar a basculé en violence. Les deux jeunes hommes, selon le témoignage, auraient imposé leur loi.

Mais le destin a croisé la route du malheur.

Des jeunes qui partaient au travail, très tôt ce matin-là, sont passés par là. Ils ont vu. Ils ont entendu. Ils sont intervenus. « Nous avons été sauvées grâce à leur intervention », souffle la victime. Une bouffée d’air dans cette nuit étouffante.

Les présumés agresseurs, pris de court, ont pris la fuite

Les familles des deux mineures ne sont pas restées sans rien faire. Elles se sont immédiatement rendues au centre de santé de Kolaboui pour des examens médicaux. Des constatations qui viendront, espèrent-elles, étayer la plainte. Une plainte contre X a été déposée pour viol ou tentative de viol.

Une enquête devrait être ouverte. Pour faire toute la lumière sur cette affaire. Pour comprendre, aussi, comment deux jeunes filles de retour de nuit ont pu croiser des prédateurs là où elles ne cherchaient qu’à rentrer chez elles.

Les jours à venir diront si la justice saura les protéger, elles, et dissuader ceux qui, demain, pourraient avoir la même idée.

 

Amadou Oury Coumbassa, pour Laguinee.info 

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