La Haute Autorité de la communication (HAC) a exprimé, dans un communiqué publié ce mardi, sa préoccupation face à l’implication d’enfants dans les activités de propagande électorale à l’occasion de la campagne pour les élections législatives et communales prévues le 31 mai 2026.
L’organe de régulation des médias rappelle aux partis politiques, mouvements politiques et candidats indépendants que l’utilisation de mineurs dans les messages de campagne est contraire aux principes juridiques et éthiques destinés à protéger leur intégrité.
Protéger l’image et la neutralité de l’enfant
La HAC souligne que l’enfant, en raison de son âge, ne dispose pas du discernement nécessaire pour exprimer une opinion politique éclairée.
Selon l’institution, les mineurs ne doivent pas être utilisés comme instruments de communication politique, que ce soit dans les médias traditionnels, sur les réseaux sociaux, dans les clips de campagne, sur les affiches ou lors des meetings.
L’autorité de régulation considère cette pratique comme une forme d’exploitation à des fins partisanes.
Un risque pour l’équilibre des enfants
Dans son communiqué, la HAC insiste sur les conséquences que peut avoir l’exposition des enfants dans un contexte politique.
Elle estime qu’une telle situation peut les fragiliser et les exposer à des moqueries ou à des violences verbales, notamment à l’école ou dans leur environnement social.
« Le vote et l’engagement politique sont réservés aux citoyens en âge de discernement», rappelle l’institution.
Appel à la responsabilité des acteurs politiques
La HAC invite l’ensemble des acteurs engagés dans la campagne électorale à faire preuve de responsabilité en évitant de recourir à l’image des enfants pour susciter l’émotion des électeurs.
L’institution dit compter sur l’esprit de compréhension des partis et candidats afin de garantir une campagne respectueuse des droits de l’enfant et des principes éthiques de la communication politique.
Laguinee.info





