Ce lundi, la capitale guinéenne a encore vibré au rythme d’une colère longtemps contenue. Des enseignants contractuels venus de Coyah, Yomou, Kérouané, Siguiri, mais aussi des cinq communes de Conakry, ont battu le pavé pour réclamer leur intégration à la fonction publique, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Sous un ciel nuageux mais lourd de tension, ils se sont massés devant le siège du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Pancartes et banderoles en main, ils ont scandé leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient d’“injustice”. Ces hommes et femmes, qui assurent avoir servi les écoles publiques pendant des années sans être rémunérés, exigent désormais des actes concrets du gouvernement.
La mobilisation, plus large que les précédentes, a rassemblé des enseignants venus de plusieurs régions administratives. Objectif : parler d’une seule voix pour faire pression sur les autorités. “Nous avons donné de notre temps, de notre énergie et de nos compétences à ce pays. Nous méritons d’être intégrés comme nos collègues”, a lancé un manifestant, visiblement épuisé mais déterminé.
Le cortège a été reçu par la secrétaire générale du SLECG, madame Kadiatou Bah, qui a écouté leurs revendications avant que les manifestants ne prennent la direction du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A).
Pour ces enseignants, la patience a atteint ses limites. Entre promesses officielles et lenteurs administratives, beaucoup disent ne plus croire aux engagements verbaux. Ils veulent désormais des décisions écrites, concrètes, et surtout, rapides.
Le bras de fer semble loin d’être terminé. Les contractuels promettent de poursuivre leur lutte jusqu’à satisfaction.
Affaire à suivre.
IAC, pour Laguinee.info







