La capitale guinéenne amorce une transformation visible de son paysage urbain. À Conakry, cinq nouveaux ponts viennent d’être officiellement mis en service, marquant une avancée significative dans la modernisation des infrastructures routières et la fluidification du trafic, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Porté par un investissement global estimé à 65 millions de dollars, ce projet structurant combine environ 30 millions de dons et 50 millions de prêts. Il s’inscrit dans une dynamique de désenclavement de plusieurs zones urbaines longtemps confrontées à des difficultés d’accès et à une forte congestion.
La cérémonie d’inauguration s’est tenue en présence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, entouré de membres du gouvernement et de partenaires techniques et financiers. Le financement a été assuré par le Royaume des Pays-Bas, à travers Invest International, illustrant une coopération axée sur des solutions durables.
Des infrastructures pensées pour répondre aux réalités locales
Réalisés selon des standards techniques modernes, les ouvrages allient sécurité, durabilité et adaptation aux contraintes environnementales. Le projet comprend notamment le pont de Kakimbo (144 m), Démoudoula (144 m), Kiroti (96 m), Kissosso (144 m) et Kassonyah (192 m), ce dernier constituant le plus long linéaire.
Au-delà de leurs caractéristiques techniques, ces infrastructures répondent à des besoins concrets. « On a subi pendant des années un calvaire quotidien. Certains en sont morts, d’autres ont vu leur vie familiale et professionnelle profondément affectée. Ces ponts viennent réparer une injustice vécue par des milliers de citoyens », a déclaré le chef du gouvernement.
Une réponse directe aux défis de mobilité
Sur le terrain, l’impact est immédiat. Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a détaillé les effets attendus sur la circulation :
« Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mesdames et Messieurs, au-delà des chiffres, ce sont les impacts concrets qui doivent retenir notre attention. Le pont de Kakimbo fluidifie un axe fortement congestionné entre Ratoma et Kipé. Le pont de Démoudoula renforce les connexions entre les axes majeurs, facilitant la circulation entre Kipé et Kosa. Le pont de Kiroti contribue au désenclavement des zones densément peuplées entre Lambangnie et Nongo. Le pont de Kissosso réduit significativement les temps de trajet entre Kissosso et Antag. Enfin, le pont de Kassonyah, avec le plus long linéaire du projet, constitue un axe structurant majeur pour l’accès à Coyah. »
Ces réalisations, exécutées par Ballast Nedam International Project sous la supervision du ministère des Infrastructures à travers la Direction nationale des voies urbaines, traduisent une volonté de moderniser durablement le réseau urbain.
Une coopération internationale saluée
L’ambassadrice des Pays-Bas en Guinée, Carmen Brigitta Hagenaars, a mis en avant la portée de ce partenariat :
« Ce projet illustre ce que nous pouvons accomplir lorsque les partenaires publics et privés unissent leurs forces. Nous espérons que ces ponts seront un symbole durable d’un partenariat gagnant-gagnant. »
Au-delà des ouvrages, un levier de transformation
Pour les autorités locales, ces ponts dépassent leur fonction première. Ils deviennent des catalyseurs de développement. Djely Mory Kourouma résume cet enjeu :
« Ces ponts ne sont pas de simples ouvrages d’art. Ils sont des symboles de progrès, d’espoir et de développement pour des milliers de citoyens. »
En facilitant la circulation des personnes et des biens, en améliorant l’accès aux services essentiels et en renforçant la connectivité entre quartiers, ces infrastructures s’imposent comme un levier stratégique pour l’économie urbaine.
Avec cette série d’ouvrages, la Guinée confirme son orientation vers des investissements structurants, destinés à accompagner sa croissance et à améliorer durablement le quotidien des populations.
IAC, pour Laguinee.info







