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 Inondations meurtrières au Kenya : 81 morts, des milliers de familles déplacées

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Des pluies torrentielles provoquent des crues soudaines à travers le pays. Nairobi est la ville la plus touchée. Dans le comté de Kisumu, des villages entiers ont été submergés et plus de 3 000 familles ont dû fuir leurs foyers.

Il pleut encore. Et les morts s’accumulent.

Selon un reportage publié par Africanews.com, les inondations causées par des pluies torrentielles ont fait au moins 81 morts au Kenya ce mois-ci. Les autorités ont communiqué ce bilan dimanche. La capitale, Nairobi, enregistre à elle seule 37 victimes, le chiffre le plus élevé du pays. Les précipitations continuent, pendant ce temps, de s’abattre sur une grande partie du territoire.

Des villages engloutis, des récoltes perdues

Dans le comté de Kisumu, au sud-ouest du pays, les crues soudaines ont submergé des villages entiers. Environ 1 200 hectares de terres agricoles ont été détruits, emportant avec eux des mois de travail et d’espoir. Maïs, haricots, millet, légumes, pastèques, bananes, tout a disparu sous les eaux. Plus de 3 000 familles ont été contraintes de quitter leurs maisons dans la communauté de Nyakach et ont été réparties dans plus de huit centres d’évacuation.

C’est dans ce contexte de chaos que Seth Oluoch Agwanda, chef du village de Nyakach, a livré son témoignage à Africanews.com. « Depuis quelques jours, les eaux déchaînées de la rivière Sondu Miriu ont débordé de leurs berges, et ce fleuve a réellement contraint plus de trois mille familles à se déplacer », a-t-il confié. « Nous avons perdu un grand nombre de terres agricoles à cause d’une érosion massive, ainsi que les cultures que nous avions plantées. À l’heure où nous parlons, des personnes ont été transférées vers plus de huit centres d’évacuation. »

Un phénomène ancré dans la crise climatique

Ces inondations s’inscrivent dans un tableau plus large. Toujours selon Africanews.com, les scientifiques affirment que le changement climatique d’origine humaine augmente la probabilité, la durée et la gravité des phénomènes météorologiques extrêmes. Des études cités par le média indiquent par ailleurs que l’Afrique de l’Est est frappée par des pluies et des sécheresses de plus en plus intenses depuis deux décennies.

Alors que les pluies persistent et que les eaux tardent à se retirer, Africanews.com ne fait pas état, à ce stade, d’un plan d’aide aux populations sinistrées ni de mesures d’urgence annoncées par les autorités kenyanes pour les semaines à venir.

Laguinee.info

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