L’opposition guinéenne reste dans le collimateur du pouvoir. Ce lundi, sur RFI, Cellou Dalein Diallo a alerté sur les pressions exercées contre son parti, l’UFDG, et le risque de dissolution qui pèse sur lui.
« Chaque fois qu’on a convoqué le congrès et qu’on a réuni les conditions de le tenir, ils ont interdit au parti de tenir le congrès, par deux fois. Et après, ils nous suspendent parce qu’on n’a pas tenu le congrès, alors que c’est eux qui nous ont empêchés de le tenir. »
Pour Dalein, cette manœuvre traduit une volonté de neutraliser, sinon de détruire l’UFDG, qui demeure l’une des principales forces politiques d’opposition.
L’opposant dénonce un climat de harcèlement systématique visant à affaiblir son parti et à intimider ses dirigeants : « On sent une haine, une volonté de neutraliser, sinon de détruire l’UFDG. » Selon lui, cette stratégie s’inscrit dans le cadre d’une campagne plus large de contrôle du paysage politique et de confiscation du pouvoir par le régime.
Malgré ces pressions, Dalein assure que son parti continuera de jouer un rôle central dans la lutte pour la démocratie et la légalité : « Le parti, c’est un instrument de la lutte politique parce que nous avons décidé de lutter par les voies légales. Alors, nous allons continuer la lutte de plus belle. »
Pour l’opposant, la suspension de l’UFDG et la menace de dissolution ne sont pas seulement des mesures administratives : elles traduisent une volonté politique de réduire au silence les voix dissidentes et de contrôler le processus électoral à venir.
Dans ce contexte, l’avenir de l’UFDG reste incertain, mais Dalein affirme que le parti continuera à résister aux pressions et à défendre la participation politique légale de ses militants, malgré le harcèlement et les sanctions arbitraires.
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