spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
spot_img

Présidentielle du 28 décembre : le choix que les Guinéens doivent faire

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Le choix que les Guinéens doivent faire : sept années déterminantes pour l’avenir du pays
À quelques jours du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, les neuf candidats à la présidence viennent de clore une campagne électorale marquée par une intensité exceptionnelle. Caravanes, meetings, discours enflammés, promesses électorales et manifestations populaires ont rythmé cette période de près d’un mois. Mais la campagne n’est aujourd’hui qu’un souvenir. Le moment décisif est arrivé : celui de chaque citoyen, appelé à prendre sa responsabilité dans l’isoloir. Le vote du 28 décembre ne se limite pas à choisir une personne : il scellera la trajectoire de la Guinée pour les sept prochaines années, et impactera directement la vie de millions de Guinéens et l’avenir de leurs enfants.

Éviter le piège du matériel et des avantages ponctuels

L’un des principaux dangers qui menace la sincérité de ce scrutin est le vote motivé par des gains matériels. Argent, sacs de riz, gadgets, vivres, promesses ponctuelles ou aides circonstancielles ont circulé dans plusieurs localités. Bien que ces gestes soient souvent présentés comme de simples soutiens, ils ne constituent en réalité qu’une avance symbolique sur un futur bien plus coûteux pour le pays. Aucun billet, aucun paquet de nourriture ne peut compenser sept années de décisions publiques mal orientées, d’improvisation ou de corruption.
Voter pour un candidat en raison de ce qui a été reçu pendant la campagne revient à sacrifier l’avenir de la nation pour un gain immédiat, souvent dérisoire. Ce type de vote, aussi séduisant qu’il puisse paraître sur le moment, engendre une dépendance politique et une culture de l’échange matériel contre les droits civiques, affaiblissant la démocratie et retardant le développement. L’histoire récente de la Guinée montre que les gouvernements élus sur de tels critères ont souvent échoué à instaurer des politiques stables, laissant derrière eux une population frustrée et des infrastructures en déshérence.

Rejeter le régionalisme et le favoritisme communautaire

Un autre piège majeur réside dans le vote basé sur l’origine régionale, ethnique ou communautaire du candidat. La Guinée est une nation plurielle : ses régions, ses ethnies, ses langues et ses cultures constituent un capital inestimable. Mais lorsqu’elles sont instrumentalisées pour obtenir des votes, elles deviennent un facteur de division et compromettent l’unité nationale.
Un président élu uniquement sur la base du régionalisme risque de concentrer les ressources dans certaines zones, de créer des frustrations et de nourrir des tensions intercommunautaires. Les sept prochaines années nécessiteront au contraire un leadership capable de distribuer équitablement les opportunités et les services sur tout le territoire. Chaque citoyen doit comprendre que le président n’est pas le chef d’une région, d’une ethnie ou d’un groupe, mais le garant de l’équité et de l’unité nationale. L’avenir du pays dépend d’une vision qui dépasse les intérêts locaux pour servir le pays dans son ensemble.
Ne pas confondre affinités et compétences
Les liens personnels, amicaux ou familiaux sont également un critère trompeur. L’expérience montre que l’amitié ou la sympathie ne suffisent pas à garantir la compétence, l’intégrité ou la vision nécessaires pour diriger un pays. La fonction présidentielle requiert de la rigueur, de la prudence, de la capacité à arbitrer entre des intérêts divergents et à prendre des décisions parfois impopulaires mais indispensables. La sympathie ne remplace jamais la compétence.
Un vote de raison, éclairé par les programmes
Pour voter de manière responsable, les citoyens doivent examiner les programmes proposés par les candidats. Quels plans concrets existent pour l’éducation, la santé, l’emploi, la sécurité, la lutte contre la corruption et la réconciliation nationale ? Quels candidats présentent des solutions réalistes pour développer l’économie, moderniser l’administration et gérer les ressources naturelles ? Quels profils inspirent confiance par leur vision, leur intégrité et leur capacité à rassembler la nation ?

Les Guinéens doivent se poser des questions concrètes :

  • Comment chaque candidat compte-t-il améliorer le système éducatif pour préparer les jeunes aux métiers de demain ?
  • Quels sont les projets pour renforcer les infrastructures de santé et garantir l’accès aux soins dans toutes les régions ?
  • Quelles stratégies seront mises en œuvre pour créer des emplois durables et lutter contre le chômage des jeunes ?
  • Quels mécanismes de transparence et de lutte contre la corruption seront instaurés pour éviter les abus de pouvoir ?

Un choix pour les générations futures
Le vote du 28 décembre n’est pas seulement un choix pour aujourd’hui, mais pour l’avenir. Les décisions du président auront un impact direct sur la vie des enfants d’aujourd’hui et de demain. Elles détermineront l’accès à l’éducation, aux formations professionnelles, aux opportunités économiques et à un environnement stable et sûr. Un mauvais choix peut compromettre le développement de toute une génération, tandis qu’un vote réfléchi peut créer les conditions d’un progrès durable et équitable.

Apprendre des erreurs du passé

L’histoire récente de la Guinée regorge d’exemples de gouvernements élus sur des critères de favoritisme, de régionalisme ou de promesses matérielles, qui ont échoué à concrétiser le développement attendu. Le pays a connu des cycles d’espoirs et de désillusions, des politiques incohérentes et des infrastructures négligées. Ces expériences doivent servir de leçon : le vote doit désormais se fonder sur la compétence, la vision et l’intérêt général, et non sur l’émotion, l’instantanéité ou les liens affectifs.
Un test de maturité démocratique
La présidentielle de 2025 est un test majeur de maturité démocratique. Elle mesure la capacité des citoyens à voter librement, sans pression, sans manipulation et avec une vision éclairée de l’avenir. La démocratie ne se résume pas à déposer un bulletin dans l’urne ; elle repose sur la réflexion, la responsabilité et la conscience des conséquences de chaque choix.

Des enjeux nationaux et internationaux

Le choix de l’électorat aura également des répercussions sur la scène internationale. La stabilité politique, la gouvernance transparente et l’engagement pour le développement sont des critères observés par les partenaires internationaux. Une élection responsable renforcera la crédibilité de la Guinée, facilitera les investissements étrangers, et ouvrira des opportunités de coopération et de financement pour des projets structurants.

Sept années décisives

Le mandat présidentiel de sept ans qui s’ouvre à l’issue de cette élection déterminera le rythme de transformation du pays. Les décisions politiques prises au sommet de l’État auront des répercussions sur la croissance économique, l’emploi, l’éducation, la santé, la sécurité, la cohésion sociale et la protection de l’environnement. Chaque électeur doit comprendre que son vote contribue directement à ces enjeux. Il s’agit d’une responsabilité collective, historique et irréversible.

Voter pour l’intérêt général

Le 28 décembre 2025, les Guinéens ne choisiront pas seulement un président. Ils choisiront une méthode de gouvernance, une vision pour le pays et l’avenir de leurs enfants. Ce scrutin exige lucidité, responsabilité et discernement. Les citoyens doivent voter pour la compétence, l’intégrité, la vision et l’intérêt général, et non pour les avantages matériels, le régionalisme ou les affinités personnelles.
Chaque bulletin déposé dans l’urne sera un choix pour la Guinée, pour ses enfants, pour sa stabilité et pour son développement. L’histoire jugera ce moment, et le destin du pays sera façonné par la conscience citoyenne de chacun. Les Guinéens doivent voter pour ce qui est juste, pour ce qui est nécessaire, et pour ce qui est durable. Le futur de la nation commence dans l’isoloir.

La Rédaction de Laguinee.info

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS