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Kankan : les enseignants contractuels non retenus maintiennent la pression

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Quelques jours après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement guinéen et le SLECG, la contestation se poursuit dans la région de Kankan. Signé le mardi 2 décembre 2025, ce protocole peine à convaincre l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les enseignants contractuels non retenus.

Ces derniers ont organisé une assemblée régionale pour harmoniser leurs démarches et afficher une unité d’action. Mamady Diakité, coordinateur régional des enseignants non retenus, a rappelé les objectifs de cette rencontre :

« Il fallait consulter les différentes bases avant de faire une déclaration au niveau régional. Quand nous avons pris cette consultation, tout s’est rejeté avec la plus grande fermeté, ce protocole d’accord signé entre le SLECG et le gouvernement. Nous ne voulons plus d’une autre désillusion, comme celles qui ont conduit certains de nos collègues au suicide. Nous sommes prêts, quel qu’en soit le prix, à mener le combat. L’objectif, c’est la signature de notre arrêté d’engagement. »

À l’issue de leurs discussions, les enseignants ont adopté plusieurs résolutions fortes. Mamady Diakité précise :

« Nous avons rejeté en bloc le protocole d’accord et interpellé le gouvernement ainsi que les deux structures syndicales à l’origine du mémorandum. Nous sommes en grève et la grève continue. Vous pouvez constater dans les différentes préfectures, notamment à Kankan, que la situation reste perturbée. Nous poursuivrons le mouvement jusqu’à la satisfaction totale des revendications déposées par l’inter-syndical. »

Le coordinateur appelle également l’État à privilégier des solutions durables et exhorte ses collègues à rester mobilisés :

« Signer des protocoles d’accord éphémères n’est pas la solution. Il faut inclure toutes les parties prenantes et trouver une solution définitive pour que nos enfants retrouvent le chemin de l’école et que l’école guinéenne continue sa bonne marche. Nous appelons nos collègues à respecter le mot d’ordre de grève jusqu’à la signature de notre arrêté d’engagement, du statut particulier des enseignants et de l’ensemble des points de revendication. Nous avons été trahis par le SLECG. »

Ce lundi, plusieurs établissements scolaires de la commune urbaine de Kankan ont été perturbés, conséquence directe de la grève qui se poursuit depuis plusieurs jours.

 

Mohamed Lamine Yansané, pour laguinee.info 

 

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