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Bénin : Ce que le député sénégalais Guy Marius Sagna avait signalé sur les réformes de Patrice Talon

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Alors que le Bénin a été secoué ce dimanche matin par une tentative de coup d’État militaire rapidement maîtrisée, le député sénégalais et de la CEDEAO, Guy Marius Sagna, a réagi en pointant du doigt les réformes électorales du président Patrice Talon. Il a avait déjà alerté sur ces réformes en juillet 2024.

« Au Bénin, si on ne fait pas attention, le Président Patrice Talon avec les réformes du Code électoral pour imposer un parti unique va mettre le feu au Bénin », a-t-il déclaré, rappelant que ses alertes au Parlement de la CEDEAO remontent au 20 juillet 2024. Selon lui, les chefs d’État de la CEDEAO ont été « complices » en laissant Talon poursuivre des réformes qu’il qualifie de « crisogènes ».

Dans son message, Guy Marius Sagna dénonce plusieurs mesures prises récemment par le président béninois :

1. L’exclusion du plus grand parti de l’opposition de la prochaine présidentielle, une situation qu’il compare à celle observée au Sénégal, en Guinée-Bissau, en Côte d’Ivoire ou en Guinée.

2. L’augmentation de la durée du mandat présidentiel de 5 à 7 ans, votée à l’Assemblée nationale dans la nuit du 14 au 15 novembre, à moins de six mois du scrutin prévu le 12 avril 2026, avec trois coupures d’électricité pendant la séance.

3. L’interdiction de toute animation politique à finalité électorale pendant six ans sur sept du mandat présidentiel.

4. La création d’un Sénat à moins de six mois de la présidentielle et des législatives, avec seulement cinq membres élus sur 25 et des pouvoirs jugés supérieurs à ceux de l’Assemblée nationale, voire de l’Exécutif.

5. Les coupures répétées d’électricité le jour du vote à l’Assemblée nationale pour adopter ces réformes, deux d’entre elles survenant pendant le décompte des votes.

6. La violation de l’article 2 du Protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, qui interdit de modifier unilatéralement les lois électorales moins de six mois avant le scrutin. Selon Guy Marius Sagna, « les chefs d’État de la CEDEAO ont gardé un silence complice » face à ces changements substantiels.

Pour le député sénégalais, ces réformes ont « semé ce qui nous arrive aujourd’hui en Afrique de l’Ouest » et contribuent à fragiliser la démocratie dans la région.

Les déclarations de Guy Marius Sagna interviennent dans un contexte de forte tension au Bénin, où le président Patrice Talon a été confirmé sain et sauf après que l’armée régulière a repris le contrôle de Cotonou et des principaux points stratégiques.

Laguinee.info

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