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Education : la société civile tente de recoller les morceaux dans l’intersyndicale

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Conflit et tensions étaient au menu de la rencontre organisée hier par le président du Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG), Gabriel Haba, visant à apaiser les divergences au sein de l’intersyndicale de l’éducation. Composée de la FSPE, du SLECG et du SNE élargi au SNAESURS, cette coalition syndicale est depuis plusieurs semaines en proie à des désaccords qui paralysent le système éducatif.

Autour de la table, les syndicats ont été invités à discuter, non pour faire la paix pour la galerie, mais pour tenter de préserver une unité d’action jugée indispensable. À l’issue de la rencontre, le porte-parole de l’intersyndicale, Aboubacar Diesto Camara, a reconnu l’importance de l’initiative de la société civile, tout en rappelant que l’ultime décision appartiendra à la base.

« La société civile nous a exprimé sa préoccupation face aux grèves. Elle a joué pleinement son rôle d’alerte et de proposition. Nous avons réaffirmé notre attachement à l’unité, indispensable pour défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs », a déclaré Camara.

Mais derrière les mots diplomatiques, le message est clair : les syndicats ne céderont pas sans garanties. Lever l’avis de grève sans avancée tangible serait perçu comme un « sacrifice » inutile. « Même à 23 heures, si l’on nous convoque pour nous présenter une offre correspondant à notre mandat, nous répondrons présents dans un esprit de paix », a-t-il insisté, soulignant la volonté de maintenir la pression tout en laissant une porte ouverte à la négociation.

Du côté du CNOSCG, Gabriel Haba a mis les points sur les i. L’échéance électorale en cours rend toute instabilité particulièrement dangereuse pour les élèves, les enseignants et la nation tout entière. « Nous mobiliserons toutes nos ressources pour amener le gouvernement à formuler des concessions permettant de lever rapidement le mot d’ordre de grève », a-t-il affirmé.

 

Haba a aussi lancé un appel aux leaders syndicaux absents de la rencontre : rejoindre l’effort de cohésion est désormais une nécessité, si l’on veut éviter que la grogne ne se transforme en désastre pour le système éducatif.

Entre avertissements et promesses de dialogue, cette réunion montre que, dans le conflit éducatif guinéen, la société civile tente de jouer les pompiers dans un feu qui menace de tout embraser. Mais la balle reste dans le camp des syndicats et du gouvernement : l’unité et la paix ne seront effectives que si des gestes concrets viennent concrétiser les intentions affichées.

Laguinee.info

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