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Crise au sein de l’éducation : la FSPE refuse la trêve proposée par l’USTG

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La fissure s’élargit au sein du mouvement syndical guinéen. Alors que l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) tentait d’imposer un gel des mouvements de grève jusqu’au 31 janvier 2026, la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation (FSPE) a opposé un refus catégorique. Une prise de distance brutale, rendue publique ce vendredi à la Bourse du Travail, qui ravive les tensions déjà vives dans le secteur éducatif.

Dans sa circulaire n°001/2025, l’USTG invitait ses structures affiliées à « préserver la paix et la quiétude sociale », en appelant à la suspension de toute grève au profit de négociations jugées plus responsables dans un contexte sociopolitique jugé sensible. Une position que la FSPE balaie d’un revers de main.

Dans une déclaration au ton ferme, son secrétaire général par intérim, Alpha Gassim Barry, a fustigé une directive « inopportune » susceptible de « dangereusement entraver » les discussions engagées avec le gouvernement. La FSPE, membre influent de l’Intersyndicale de l’Éducation, rappelle qu’elle se bat sur des points décisifs : signature du statut particulier révisé de l’éducation, intégration des enseignants contractuels communaux de Conakry et de l’intérieur du pays, paiement des primes et arriérés, ainsi que le déblocage immédiat des salaires.

« Nous prenons acte et signifions notre désolidarisation », a-t-elle lancé, prenant à témoin l’ensemble des enseignants du pays. La centrale syndicale est accusée de fragiliser les syndicats de l’éducation affiliés, notamment le SLECG et le SNE.

La FSPE, loin d’apaiser le climat, a au contraire intensifié la pression. « C’est maintenant ou jamais », avertit-elle, appelant les enseignants à « rester vigilants et mobilisés ». Le message est clair : l’heure est au resserrement des rangs, le rapport de force est engagé, et aucun signe de recul ne transparaît.

La liste des exigences est d’ailleurs réaffirmée avec une fermeté sans ambiguïté :
– Signature immédiate du statut particulier révisé ;
– Engagement des enseignants contractuels non retenus, y compris ceux de Conakry, paiement des primes et des arriérés ;
– Déblocage sans délai des salaires gelés ;
– Engagement des 99 homologues des universités de Sonfonia et Gamal Abdel Nasser.

Et la menace tombe, lourde et sans nuance : faute de satisfaction, la FSPE promet d’user « de toutes les voies légales » pour se faire entendre. Dans un secteur éducatif déjà sous tension, ce désaveu public de l’USTG pourrait bien ouvrir une nouvelle phase de confrontation sociale.

Alors que les négociations piétinent, l’Intersyndicale de l’Éducation se montre plus déterminée que jamais. Et l’appel à la trêve lancé par l’USTG semble désormais relégué au rang de simple note, déjà balayée par la tempête syndicale qui gronde.

Laguinee.info

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