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Paris : Cellou Dalein Diallo rassemble 2 000 personnes et charge frontalement le CNRD

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À Paris, ce samedi 15 novembre, Cellou Dalein Diallo a tenu un meeting qui a rassemblé près de 2 000 personnes. Une démonstration de force orchestrée par le Bureau fédéral UFDG de France, en présence de responsables du parti venus de toutes les régions françaises et de délégations européennes. Plusieurs formations et organisations membres des Forces Vives de Guinée (FVG) — RPG, UFR, Model, FNDC, FFSG — avaient également fait le déplacement, signe d’une coordination politique qui ne faiblit pas.

La rencontre a été ouverte par El Hadj Hafisiou Bah, secrétaire fédéral de France, avant une série d’interventions de cadres de l’UFDG de France, d’Europe et du SF d’Angola. Tous ont affiché une même ligne : fidélité au parti, loyauté à leur leader et détermination à poursuivre le combat pour, selon leurs propres termes, « libérer la Guinée de la dictature ».

Le coordinateur des FVG en France, M. Souaré, a dénoncé sans détour « les violations massives des droits de l’homme » et « l’étranglement des libertés publiques » sous le CNRD. Il a appelé à un front uni pour « chasser la junte » et remettre le pays dans une trajectoire démocratique.

Prenant la parole, Cellou Dalein Diallo a d’abord salué « l’organisation impeccable » du meeting, avant de remercier les militants et responsables installés en Europe. Il s’est ensuite tourné vers un registre nettement plus grave, rendant hommage aux « victimes innocentes » des dérives attribuées au CNRD : disparitions forcées, répression sanglante de manifestations, tortures, morts suspectes en détention, enlèvements nocturnes, bastonnades, procédures judiciaires qualifiées d’« absurdes » par l’opposition.

L’ancien Premier ministre a enchaîné avec une charge sévère contre la gouvernance économique de la junte, qu’il accuse de « s’enrichir impunément » au lieu d’améliorer les conditions de vie de la population. Il a cité plusieurs dossiers sensibles :

l’opacité persistante autour des conventions minières du projet Simandou, en violation du Code minier et des exigences de l’ITIE ;

la disparition, signalée par le CNT, des 99 millions USD versés par Baowu Steel ;

la gestion qualifiée de « désastreuse » des EPA, EPC et régies financières, dont les fonds serviraient à financer « les opérations politiques » destinées à promouvoir la candidature du chef de la junte.

Deux situations illustrent, selon lui, l’ampleur du malaise :

les arriérés colossaux de l’EDG envers les exploitants de Kaléta et Souapiti, évalués à 1,392 milliard USD ;

les 108 milliards GNF que l’ARPT n’a pas reversés au Trésor public.

Sur le terrain politique, Cellou Dalein Diallo a réaffirmé la position ferme de son parti : l’UFDG ne participera pas à ce qu’il qualifie de « mascarade électorale » prévue le 28 décembre. « Une élection organisée par une administration militaire, des délégations spéciales nommées et une justice alignée n’est pas une élection », a-t-il insisté. « C’est un habillage juridique destiné à légitimer la confiscation du pouvoir. »

L’opposant a conclu avec une ligne droite et sans ambiguïté : « Pour restaurer la démocratie et les libertés, il n’y a qu’une voie : le départ de la junte. » Il a appelé les Guinéens à se rassembler autour des valeurs de liberté, justice et démocratie, assurant que l’UFDG restera en première ligne dans cette « lutte nécessaire ».

Laguinee.info

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