L’opposant guinéen en exil, Cellou Dalein Diallo, a réagi avec vigueur à l’enlèvement survenu à l’aube du dimanche 16 novembre 2025, visant deux enfants et le frère de l’artiste et activiste Élie Kamano. Selon M.Kamano, des individus cagoulés ont fait irruption à son domicile de Conakry avant de repartir avec trois membres de sa famille, dont un seul aurait été relâché quelques heures plus tard.
Dès l’annonce des faits, l’ancien Premier ministre s’est dit « profondément indigné d’apprendre l’enlèvement, à l’aube de ce dimanche 16 novembre 2025, de deux enfants et du frère de l’artiste et activiste guinéen Élie Kamano, par des individus cagoulés ». Pour lui, cet acte marque un nouveau tournant dans les pressions exercées contre les voix critiques de la transition.
Dans sa déclaration, l’opposant condamne une méthode qu’il juge désormais installée : « Je condamne fermement cette pratique qui consiste à s’en prendre aux proches de ceux qui, de l’extérieur, dénoncent et combattent les dérives autoritaires de la junte. » Il estime que l’attaque visant la famille d’Élie Kamano illustre une spirale inquiétante, où les parents deviennent les cibles de représailles faute de pouvoir atteindre directement les opposants.
Cellou Dalein Diallo élargit d’ailleurs son analyse en rappelant des précédents récents : « Après le rapt du père du journaliste Babila Keïta il y a quelques mois, ce nouvel enlèvement révèle une stratégie systématique et délibérée de terreur et de cruauté. » Selon lui, l’incident n’est pas isolé mais s’inscrit dans un mode opératoire visant à faire taire ou intimider les critiques du régime.
Il insiste sur le caractère inacceptable de telles pratiques : « Aucun régime ne peut prétendre à la moindre autorité ou légitimité lorsqu’il kidnappe des innocents pour intimider, punir ou faire chanter leurs proches. » Pour l’opposant, ces événements participent d’un climat où les droits fondamentaux des citoyens sont gravement menacés.
Enfin, il exprime ouvertement son soutien à l’artiste guinéen. « Je tiens à exprimer ma solidarité avec Élie Kamano et sa famille et rends la junte responsable de tout ce qui arrivera à ses enfants et à son frère », affirme-t-il, imputant directement aux autorités la responsabilité de la sécurité des personnes enlevées.
À l’heure où ces accusations continuent d’alimenter les inquiétudes, aucune réaction officielle n’avait encore été publiée par les autorités de transition.
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