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Gabon : Sylvia et Noureddin Bongo dénoncent un « procès expéditif » et annoncent un recours devant les instances africaines

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Au lendemain de leur condamnation à vingt ans de prison ferme par la Cour criminelle spécialisée de Libreville, Sylvia Bongo Ondimba et son fils Noureddin Bongo Valentin ont réagi, ce jeudi 13 novembre 2025, à travers un communiqué conjoint. Tout en affirmant leur « respect pour la justice gabonaise », ils contestent « la décision rendue » et dénoncent un procès entaché d’irrégularités.

Les deux condamnés, actuellement exilés à Londres, estiment que le jugement du 12 novembre a été prononcé dans des conditions qui « ne garantissaient pas un procès équitable ». « Pendant près de deux ans, nous n’avons jamais pu recevoir notre avocat, ni à la prison centrale de Libreville, ni dans le sous-sol de la présidence de la République où nous avons été retenus en captivité », écrivent-ils.

Sylvia et Noureddin Bongo annoncent leur intention de porter l’affaire devant la Commission africaine des droits de l’Homme et des Peuples, puis devant la Cour africaine des droits de l’Homme et des Peuples, afin de contester la légalité de leur condamnation.

Dans leur communiqué, ils affirment rejeter toute implication dans les faits qui leur sont reprochés. « Madame Sylvia Bongo n’a jamais occupé de fonctions au sein de l’appareil étatique : elle ne pouvait donc pas être poursuivie dans les termes de la prévention », soutiennent-ils. Quant à Noureddin Bongo, il rappelle avoir été « coordinateur des affaires présidentielles pendant 18 mois » sans « gérer aucun budget ».

Les deux exilés dénoncent également des condamnations financières “faramineuses”, qu’ils jugent « déconnectées de toute réalité », ainsi que la mention, dans le jugement, de « sociétés et de biens qui ne [leur] appartiennent pas ».

Ils qualifient la procédure de « procès expéditif, sans pièces, sans cohérence, sans fil directeur », estimant qu’il s’agit d’une « caricature d’instrumentalisation politique de la justice ».

Selon eux, le ministère public aurait ignoré leur pourvoi en cassation contre un arrêt de la Chambre d’accusation spécialisée, privant ainsi leur défense d’un recours prévu par la loi. « Il était conscient qu’un pourvoi existait. Il aurait dû se dessaisir du dossier et nous donner une chance de nous défendre devant la Cour de cassation », dénoncent-ils, exigeant que le dossier soit transmis à cette juridiction « sans délai ».

Sylvia et Noureddin Bongo appellent à la transparence, demandant que le dossier complet de 2 188 pages soit rendu public. « Puisque nous avons été condamnés et jetés en pâture, que le ministère public mette le dossier à la disposition des Gabonais afin qu’ils puissent en juger par eux-mêmes », concluent-ils.

Laguinee.info

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