Le Conseil national de la transition (CNT) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la situation financière d’Électricité de Guinée (EDG). Dans son rapport d’examen du volet recettes du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2025, la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire met en lumière une accumulation inquiétante de dettes et un faible niveau de recouvrement.
Selon le ddocumen cité par guinee360.com, la Société de Gestion de Kaléta (SOGEKA) n’a récupéré que 502 472 dollars américains sur un total de 135,27 millions USD dus par EDG, soit à peine 0,37 %. Même constat du côté de la Société de Gestion de Souapiti (SOGES), qui n’a recouvré que 1,14 million USD sur une créance globale de 234,89 millions USD, correspondant à 0,49 %. Des chiffres que le CNT qualifie d’« alarmants ».
Malgré les appuis financiers répétés du Budget national de développement (BND), EDG demeure un gouffre pour les finances publiques. Le CNT estime que les pertes enregistrées par l’entreprise entraînent une érosion continue des recettes de l’État.
Face à cette situation, l’organe législatif de transition recommande au gouvernement une restructuration urgente de la société publique. Trois priorités sont mises en avant : le renforcement du recouvrement des factures d’électricité, la révision du modèle de gouvernance d’EDG et l’instauration d’une discipline financière stricte dans ses relations avec les sociétés de gestion des barrages hydroélectriques.
Le CNT invite enfin les ministres de l’Énergie et des Finances à agir sans délai pour restaurer la viabilité du secteur électrique national, devenu un véritable maillon faible de l’économie guinéenne.
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