La récente décision de la Direction générale des élections fixant à 900 millions de francs guinéens la caution pour la candidature à la présidentielle de décembre prochain continue de susciter des réactions contrastées dans le pays. Parmi les voix favorables à cette mesure, celle de Sayon Mara se distingue par son ton tranché et assumé.
Dans une publication devenue virale sur les réseaux sociaux, l’homme a défendu la décision en des termes particulièrement fermes :
« C’est vrai que la présidentielle n’est pas une compétition d’hommes d’affaires. Mais, elle n’est pas non plus un cirque de rire où tout clown peut divertir par des pitreries, des acrobaties, des tours ou des imitations. Une élection présidentielle est une affaire de grands, une affaire de leaders à grande vision et aux grands moyens. N’y participe pas qui le veut, mais qui en a la capacité financière. 900 millions comme caution, c’est tout à fait normal! »
Cette déclaration fait suite à la sortie de Dr Faya Millimouno, président du Bloc Libéral, qui avait jugé cette somme excessive et susceptible d’exclure de la course de nombreux acteurs politiques. Pour lui, une telle caution crée une barrière financière injuste et risque de réduire la diversité démocratique.
Mais pour Sayon Mara, la présidentielle doit rester une affaire de « grands moyens », sous-entendant qu’un candidat à la magistrature suprême doit être capable d’assumer des charges importantes, y compris financières. Une position qui divise : certains y voient une approche réaliste face au coût d’une campagne, d’autres, un discours élitiste contraire à l’esprit démocratique.
En attendant, le débat sur la caution présidentielle ne faiblit pas. Entre ceux qui la trouvent dissuasive et ceux qui la jugent légitime, la question renvoie à un enjeu plus large : celui de savoir quelle place la Guinée veut réserver à la participation politique dans sa démocratie.
Laguinee.info







