La ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (PME) a célébré ce mercredi à Conakry la reconnaissance officielle de deux produits emblématiques du terroir guinéen : l’Ananas Baronne de Friguiagbé et le Léppi de Guinée. Tous deux viennent d’obtenir le label d’Indication Géographique Protégée (IGP), délivré par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).

La cérémonie, tenue dans un grand hôtel de la capitale, a rassemblé des autorités gouvernementales, des représentants de l’OAPI, des producteurs ainsi que plusieurs partenaires au développement. L’ambiance, marquée par la fierté et la satisfaction, traduisait la portée symbolique et économique de cette reconnaissance.
Organisé en collaboration avec l’OAPI, l’événement s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui à la Mise en Place des Indications Géographiques (PAMPIG 2). Ce programme panafricain vise à aider les États membres à protéger et valoriser leurs produits locaux à travers des labels garantissant qualité, authenticité et traçabilité — trois critères essentiels pour la compétitivité sur les marchés.

Des produits phares valorisés
Avec l’appui technique du PAMPIG 2, l’Ananas Baronne de Friguiagbé a servi de produit pilote pour la Guinée. Ce fruit, reconnu pour sa saveur et sa texture uniques, a bénéficié d’un accompagnement complet : de la caractérisation du produit jusqu’à la structuration des groupements de producteurs et à la mise en place d’une stratégie de commercialisation.
De son côté, le Léppi de Guinée, tissu traditionnel à forte valeur culturelle, a connu un processus similaire, soutenu par plusieurs partenaires nationaux et internationaux.

Une victoire pour l’économie locale
Dans son discours, Madame Diaka Sidibé, ministre de l’Industrie et des PME, également administratrice de l’OAPI pour la Guinée, a salué cette double labellisation comme une avancée majeure pour l’économie nationale :
« L’enregistrement de l’Ananas Baronne de Friguiagbé et du Léppi de Guinée consacre la montée en puissance de notre pays dans la valorisation de ses richesses, et marque un tournant dans la construction d’une économie souveraine, innovante et compétitive », a-t-elle déclaré.
La ministre a également tenu à remercier le Directeur général de l’OAPI pour son accompagnement, tout en rendant hommage au Service National de la Propriété Industrielle et de l’Innovation Technologique (SPIIT) pour son rôle déterminant dans la qualification technique et la mobilisation des communautés productrices.

« Les labels que nous remettons aujourd’hui sont le fruit d’un travail scientifique et participatif. Ils garantissent à chaque consommateur que le produit qu’il achète est authentique, respectueux des traditions et de l’environnement », a-t-elle ajouté.
Une reconnaissance officielle et symbolique
Au-delà de la labellisation, cette rencontre visait aussi à informer les producteurs et le grand public de la reconnaissance officielle de ces deux nouvelles IGP, à promouvoir ces produits sur les marchés nationaux et internationaux, et à remettre au Comité National des Indications Géographiques le logo officiel de l’OAPI, symbole de souveraineté, de protection réglementaire et de qualité contrôlée.
De son côté, le Directeur général de l’OAPI, Denis Loukou Bohoussou, a exprimé sa gratitude envers les autorités guinéennes pour leur engagement :
« Le Léppi de Guinée et l’Ananas Baronne de Friguiagbé sont désormais inscrits, à compter de ce jour, au panthéon immatériel de la Guinée, mais également de l’ensemble des 16 autres États membres de l’OAPI », a-t-il déclaré, précisant que leur utilisation à des fins commerciales reste réservée aux producteurs agréés, conformément aux cahiers des charges homologués.
Une fierté nationale confirmée
Il convient de rappeler que ces deux produits ont été homologués au plan national le 8 mai 2024, avant d’être enregistrés officiellement à l’OAPI le 15 juillet 2025, rejoignant ainsi le Café Ziama Macenta dans le cercle restreint des produits guinéens bénéficiant d’une Indication Géographique Protégée.
Cette reconnaissance, au-delà de la dimension symbolique, ouvre de nouvelles perspectives économiques pour les producteurs et pour l’image de la Guinée, désormais mieux positionnée dans la promotion de ses richesses locales.
IAC, pour laguinee.info







