À un peu plus de deux mois de la présidentielle prévue le 28 décembre 2025, la Direction générale des élections (DGE) franchit une étape importante dans la préparation du scrutin. Elle vient de mettre en place la Commission de réception et de validation des parrainages, une structure technique chargée d’examiner minutieusement les dossiers des candidats à la magistrature suprême.
Une mission centrale : vérifier la conformité des parrainages
Sous la supervision directe de la DGE, la Commission a pour rôle de recevoir les dossiers, authentifier les signatures, identifier les parrains et contrôler la validité des soutiens recueillis par les aspirants à la présidence.
À l’issue de ses travaux, un rapport officiel sera transmis à la Direction générale des élections, qui procédera à la validation finale.
Une équipe pluridisciplinaire pour garantir la rigueur
La Commission est présidée par M. Mamadouba Keita, magistrat et conseiller à la Cour suprême. Elle compte six autres membres issus d’institutions clés du processus électoral :
M. Honoré Louis Loua, chef du greffe de la Cour suprême ;
M. Georges Abraham Sorry, directeur général adjoint de la DGE ;
M. Mohamed Aly Condé, conseiller juridique de la DGE ;
Dr Kalil Aissata Keita, conseiller juridique du ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;
M. Soumaila Dioubaté, directeur général des Affaires politiques ;
Dr Makan Doumbouya, directeur général de l’Institut national de la statistique.
Cette composition, mêlant magistrats, juristes, administrateurs et statisticiens, vise à assurer la crédibilité et la fiabilité du processus de vérification.
Transparence et encadrement du processus
La DGE précise que les candidats ou leurs mandataires pourront assister, à leurs propres frais, aux séances de vérification des parrainages, une mesure destinée à renforcer la transparence.
Les travaux de la Commission se tiendront du 11 au 20 octobre 2025. Durant cette période, les membres percevront une prime de session fixée par la Directrice générale des élections, en compensation de leur participation aux travaux.
Avec cette mise en place, la DGE enclenche la phase technique du processus présidentiel, marquant une avancée vers une élection annoncée comme décisive pour l’avenir politique du pays.
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