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Conakry : l’incendie de Cosa, un drame évité de justesse qui révèle les failles de sécurité urbaine

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Un brasier d’une rare intensité a embrasé la station-service située près de la CMIS n°21 de Cosa, dans la commune de Ratoma, dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 octobre. En quelques minutes, les flammes ont dévoré plus de vingt motos et plusieurs véhicules. Au petit matin, les carcasses fumantes racontaient le désastre. Miracle dans le chaos : aucune perte humaine, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

 

Une explosion qui a tout déclenché

 

Selon les premiers témoignages, tout serait parti d’une bonbonne de gaz qui aurait explosé peu après 3 heures du matin. Le feu s’est alors propagé à une vitesse fulgurante, alimenté par les vapeurs d’essence et les engins garés autour de la station.

Les sapeurs-pompiers, épaulés par la police et la gendarmerie, ont réussi à maîtriser les flammes avant qu’elles n’atteignent les pompes à carburant. « Si le feu avait touché les réservoirs, on parlerait aujourd’hui d’un drame national », confie un secouriste présent sur les lieux.

 

Des vies épargnées, mais des moyens de subsistance perdus

 

À l’aube, les visages des sinistrés étaient marqués par la stupeur. Devant les débris, certains peinaient à réaliser l’ampleur de leurs pertes.

« Ce taxi était ma seule source de revenu pour nourrir ma famille. Je suis anéanti », lâche, les yeux rougis, un chauffeur qui n’a retrouvé que le squelette calciné de son véhicule.

Même son de cloche du côté de Mamadou Billo Bah, agent de la Police judiciaire, qui a vu partir en fumée un véhicule récemment saisi à Koundara. « Il venait d’arriver hier soir. C’est une perte sèche », confie-t-il.

 

Une station transformée en parking : un risque connu

Pour le chef régional de la SONAP, Mohamed Fazo Bangoura, cet incendie n’est pas qu’un accident : il illustre une imprudence collective.

« Les stations-service ne sont pas des parkings. Tant que les citoyens continueront d’y stationner ou d’y installer des commerces, de tels drames resteront possibles », avertit-il.

Selon lui, la proximité des commerces, la présence de bonbonnes de gaz et l’absence de zones de sécurité accentuent le risque. Il appelle à une vigilance accrue des usagers et des exploitants.

 

Un avertissement après Kaloum

 

Cette tragédie réveille un traumatisme encore récent : l’explosion du dépôt d’hydrocarbures de Kaloum en décembre 2023, qui avait fait des dizaines de morts.

Malgré les promesses de réforme, les mêmes causes produisent les mêmes effets : installations vétustes, absence de contrôles techniques, stockage anarchique de produits inflammables. L’incendie de Cosa vient rappeler que la sécurité urbaine reste un maillon faible dans la capitale guinéenne.

 

Un sursaut attendu

 

Une enquête technique et judiciaire a été ouverte pour déterminer l’origine exacte du sinistre et situer les responsabilités.

Mais au-delà des constats, cet événement soulève une question plus large : combien de drames faudra-t-il encore pour que la prévention incendie devienne une priorité réelle ?

Les autorités

 

Laguinee.info

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