C’est un record dont il se serait bien passé. Nommé Premier ministre le 9 septembre dernier, Sébastien Lecornu a présenté sa démission ce lundi 6 octobre 2025, à peine quatre semaines après son arrivée à Matignon. En cause : la tempête politique déclenchée par la composition de son gouvernement, jugée incohérente, déséquilibrée et truffée de choix contestables.
Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a accepté la démission dans la matinée, mettant ainsi un terme à l’un des épisodes les plus courts et les plus houleux de la Ve République. Moins d’un mois d’exercice, un gouvernement à peine annoncé, et déjà la sortie.
Lecornu, que l’on disait loyal et discret, n’aura pas résisté à la déflagration provoquée par sa propre équipe. Les critiques ont fusé dès la publication de la liste des ministres : alliances improbables, nominations perçues comme purement opportunistes, et un manque flagrant de ligne politique claire. Résultat, le Premier ministre n’aura même pas eu le temps d’exposer son programme devant l’Assemblée nationale.
En huit ans à l’Élysée, Emmanuel Macron signe là son septième changement de Premier ministre — un chiffre qui en dit long sur l’instabilité politique qui ronge la fin de son second mandat. À ce rythme, Matignon ressemble davantage à une porte tournante qu’à un siège du pouvoir.
La France, elle, s’interroge : qui aura encore le courage (ou la témérité) d’accepter le poste après ce fiasco express ?
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