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Rajoelina au pied du mur : la jeunesse ne recule pas

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Antananarivo suffoque. Depuis le 25 septembre, la capitale est en feu. Des jeunes, réunis sous la bannière « Gen Z Madagascar », crient leur colère. Au départ, c’étaient les coupures d’eau et d’électricité. Aujourd’hui, c’est le président Andry Rajoelina lui-même qui est visé. Mauvaise gouvernance. Autoritarisme. La jeunesse exige sa démission.

Lundi soir, Rajoelina a cédé : dissolution du gouvernement. « J’ai écouté vos voix », a-t-il lancé à la télé, promettant un nouveau gouvernement « pour le peuple ». Une belle phrase, mais vide pour ceux qui ont vu leurs amis tomber sous les balles ces derniers jours.

Car la rue ne pardonne pas. Les 28 et 29 septembre, des milliers de manifestants, habillés de noir, ont bravé les tirs à balles réelles et les nuages de gaz lacrymogène. Bilan : au moins 22 morts, plus d’une centaine de blessés, selon l’ONU. Domiciles incendiés, commerces pillés… la colère a parfois basculé dans le chaos.

« Parmi les victimes, il y a ceux touchés par les forces de sécurité, mais aussi des passants et des civils pris dans le tourbillon des pillages », note l’agence onusienne.

Ironie cruelle : le président qui, en 2009, menait lui-même une révolte populaire, se retrouve aujourd’hui face à sa propre jeunesse en furie. Dissoudre le gouvernement ? Promettre de nouvelles nominations ? Trop peu, trop tard.

À Madagascar, la jeunesse a soif de changement. Et elle ne se laissera pas apaiser par des promesses en l’air. La rue parle. Le pouvoir écoute. Mais pour combien de temps encore ?

Laguinee.info

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