Alors que plusieurs ONG nationales et iinternationales dont l’OGDH, la FIDH, etc. Demandent l’annulation de la grâce présidentielle accordée à l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara, condamné dans l’affaire du massacre du 28 septembre 2009, des voix s’élèvent pour défendre cette décision.
Parmi elles, celle de Me David Béavogui, avocat au Barreau de Guinée. Dans une déclaration, il dit avoir longtemps évité de s’exprimer sur ce dossier, mais estime que « les circonstances obligent ».
« Le peuple de Guinée a manqué un grand rendez-vous de l’histoire. Nous sommes tous responsables de la banalisation de ce procès. Œuvrons désormais pour la libération des autres condamnés afin d’avancer. Hommage aux victimes. Force à leurs familles », a-t-il déclaré.
L’avocat rejette catégoriquement les appels à revenir sur la grâce accordée à Moussa Dadis Camara. « Ne suivons pas ces gens qui demandent l’annulation. Ce sont des manipulateurs à double langage. Ils ont un agenda caché qu’aucun média public ne vous dira », a-t-il accusé.
Faisant le parallèle entre la Guinée de 2009 et celle de 2025, Me Béavogui souligne : « Nous étions tous là en 2009. Et nous voilà en 2025 : les mêmes militaires, le même pays, la même communauté internationale, mais pas le même traitement. Ça ne vous dit rien ? Ouvrons un peu nos yeux si nous voulons voir. »
Pour l’avocat, la priorité est claire : tourner la page. « Le pays doit avancer », conclut-il.
Laguinee.info







