Le président du mouvement Agissons Pour la Guinée (APG), Ibrahima Kalil Diallo, a été entendu ce vendredi 12 septembre par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). L’ancien journaliste y a passé toute la journée avant de regagner son domicile tard dans la nuit, selon les informations recueillies auprès de ses proches.
Cette audition intervient quelques jours après une conférence de presse animée à la Maison de la presse de Guinée. Aux côtés des membres de son mouvement, M. Diallo y avait dénoncé le retard dans la délivrance de l’agrément de l’APG, restée sans réponse six mois après le dépôt de la demande auprès du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Lien de la vidéo de la conférence de presse :https://www.facebook.com/share/v/16bMSXCXSz/
Au cours de cette rencontre, il avait annoncé son intention de saisir la justice, estimant que ce silence administratif traduisait une volonté d’« écarter » son mouvement du débat politique. « Demander l’autorisation d’exister politiquement n’est pas une faveur, c’est un droit garanti par nos lois », avait-il déclaré, tout en affirmant vouloir contribuer à l’émergence d’« une nouvelle Guinée », fondée sur le respect, la justice et le progrès.
À sa sortie de la DCPJ, M. Diallo a confirmé sa libération dans la nuit de vendredi. « Enfin je suis libre après une longue journée d’audition », a-t-il indiqué, sans préciser le motif exact de sa convocation. Il en a profité pour adresser ses remerciements à ses soutiens : « Vos messages réconfortants, vos innombrables appels et votre présence à nos côtés nous ont profondément touchés. »
Jusqu’ici, les autorités policières n’ont pas communiqué officiellement sur les raisons de cette audition, laissant planer la question : que reproche-t-on réellement à Ibrahima Kalil Diallo ?
Laguinee.info







