Lors du Conseil des ministres tenu ce jeudi 11 septembre, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a présidé l’adoption d’un projet de loi visant à réduire le nombre de jours chômés et payés au Burkina Faso.
Selon le ministre Mathias Traoré, ce texte a pour objectif de « réajuster le temps consacré au travail dans les administrations publiques et privées afin de soutenir les réformes qui concourent à la réalisation » de la vision du chef de l’État.
Actuellement, un agent public burkinabé travaille en moyenne 214 jours par an, soit seulement 58,63 % des 365 jours de l’année, en raison des jours fériés tombant souvent sur les weekends et des fêtes légales. Le ministère de l’Économie et des Finances estime que ce temps de travail perdu pourrait représenter un manque à gagner de plus de 67,5 milliards FCFA pour le budget de l’État en 2025.
Dans ce contexte, le projet de loi adopté réduit le nombre de jours fériés payés de 15 à 11. Les jours désormais maintenus sont :
1er janvier : Nouvel An
8 mars : Journée internationale des droits de la femme
1er mai : Fête du Travail
15 mai : Journée des coutumes et traditions
11 décembre : Fête nationale
25 décembre : Noël
S’y ajoutent cinq fêtes religieuses, également chômées et payées : l’Ascension, l’Assomption, l’Aïd el-Fitr (Ramadan), l’Aïd el-Adha (Tabaski) et le Mouloud.
Le gouvernement burkinabé espère ainsi renforcer l’efficacité des administrations et limiter les pertes économiques liées aux jours non travaillés.
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