Ce vendredi, le silence et la prière ont remplacé le tumulte habituel à l’École militaire de Manéah. Autorités, religieux, familles endeuillées et anonymes se sont retrouvés pour une journée nationale de recueillement en hommage aux victimes du glissement de terrain qui a frappé Zakopé dans la nuit du 20 août.
Le bilan reste lourd : 19 morts et 9 personnes toujours portées disparues. Dans la salle, les regards se sont souvent baissés, les larmes n’ont pas manqué, mais la solidarité a donné de la force à ceux qui ont perdu les leurs.
Représentant le chef de l’État, le Premier ministre Amadou Oury Bah a pris la parole, visiblement ému : « Nous sommes réunis aujourd’hui dans la douleur, mais aussi dans la solidarité. » Il a rappelé que cette tragédie dépasse Manéah et concerne toute la Guinée. Il a également assuré que le gouvernement ne laissera pas les familles seules face à l’épreuve.
Des prières musulmanes et chrétiennes ont rythmé la cérémonie, symbole de l’unité nationale dans ce moment difficile. Chacun, dans son recueillement, a eu une pensée pour les disparus, mais aussi pour les familles qui continuent de chercher leurs proches.
En ce 5 septembre, la Guinée a partagé la même douleur et le même espoir : que l’élan de solidarité puisse soulager un peu les blessures laissées par l’éboulement de Zakopé.
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