Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, est revenu lundi sur les raisons ayant conduit à la suspension pour trois mois de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Interpellé par des journalistes lors d’une conférence de presse, il a évoqué une série de manquements administratifs et organisationnels imputés au parti dirigé par Cellou Dalein Diallo.
Selon le ministre, l’UFDG ne disposerait pas d’une liste officielle de ses membres de la direction nationale. « Je vous invite, vous les médias, à demander au parti de publier cette liste. Elle n’existe pas », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement a également cité des irrégularités financières : « Les comptes du parti n’étaient ni opérationnels ni fonctionnels », a-t-il affirmé, ajoutant que certains documents fournis par l’UFDG lors d’une convention interne en septembre 2020 seraient « faux ».
Autre point mis en avant : l’absence de congrès depuis plusieurs années. Ousmane Gaoual Diallo a expliqué que cette situation est liée à un contentieux judiciaire opposant le parti à l’État, mais que d’autres irrégularités ont été constatées par les services compétents. « Il y a eu un rapport d’évaluation qui a relevé un certain nombre de manquements. C’est au regard de tout cela que l’administration a pris la décision. Cela concerne tous les partis, pas uniquement l’UFDG », a insisté le ministre.
Répondant aux critiques qui estiment que cette suspension vise à museler l’opposition, il a rejeté toute accusation d’acharnement politique. « C’est une décision légale, prise sur la base d’éléments tangibles souvent remontés par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation », a-t-il précisé.
Pour rappel, la suspension de l’UFDG a été annoncée à quelques jours du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre, une échéance politique sensible qui suscite déjà de vives tensions.
IAC, pour laguinee.info







