Le climat politique interne à l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) continue de susciter débats et prises de position. Dans une lettre adressée à Elhadj Cellou Dalein Diallo, président du parti, Samuel Kourouma, membre du Mouvement Réformateur de l’UFDG, a invité à une réflexion collective pour surmonter les divisions actuelles.
« Monsieur le Président de l’UFDG, je me permets de vous adresser cette lettre pour faire suite au mémorandum daté du 19 avril 2025, signé par les fédéraux de la région forestière et de la Haute Guinée, et qui a été examiné lors de leur réunion. Je souhaite, par la présente, revenir sur les points évoqués et partager une réflexion constructive sur la situation actuelle de notre parti », écrit-il en introduction.
Dans son courrier, il insiste sur la nécessité de renforcer la cohésion du parti :
« Tout d’abord, je tiens à rappeler l’importance de l’unité et de la cohésion au sein de notre mouvement, surtout dans un contexte aussi critique que celui que nous traversons. Les propositions formulées dans le mémorandum, notamment la réintégration des membres exclus, la transition vers une présidence d’honneur, ainsi que l’organisation d’un congrès unitaire, visent à renforcer notre structure et à garantir la stabilité de l’UFDG. »
Reconnaissant l’existence de tensions internes, notamment autour de la gestion du parti et des relations avec certains responsables, dont Ousmane Gaoual Diallo, il ajoute :
« Il est vrai que la situation a été marquée par des tensions et des divergences, notamment en ce qui concerne la gestion interne et la relation avec certains de nos leaders, comme Monsieur Ousmane Gaoual Diallo. Ces différends ont, à un moment, mis à mal la cohésion du parti et ont nécessité une réflexion approfondie pour envisager des solutions durables. »
Pour lui, l’heure est au dialogue et à la responsabilité :
« Je partage l’avis que la crise interne doit être abordée avec maturité et responsabilité, en privilégiant le dialogue sincère et la transparence. La crédibilité de notre parti et la confiance de nos militants doivent rester notre priorité absolue. »
Samuel Kourouma estime par ailleurs que la solution passe par une transition dans la gouvernance de l’UFDG :
« La proposition de faire du Président d’Honneur une figure de référence pour accompagner la transition me semble judicieuse, car elle permettrait de préserver votre héritage tout en renouvelant notre leadership. »
Enfin, il appelle à un processus inclusif et rassembleur :
« Je souhaite également souligner l’importance d’engager un processus de dialogue inclusif, permettant à toutes les sensibilités de s’exprimer et de contribuer à la reconstruction de notre organisation. La tenue d’un congrès unitaire, dans un esprit de réconciliation, serait une étape essentielle pour restaurer la confiance et réaffirmer nos principes démocratiques. »
Cette correspondance illustre une nouvelle tentative d’apaisement des tensions au sein du principal parti d’opposition, à un moment où les débats sur l’avenir de son leadership et la stratégie de redynamisation de ses structures restent ouverts.
Il convient de rappeler que l’UFDG fait partie des trois partis politiques suspendus pour une durée de trois mois par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD).
Laguinee.info







