La commune urbaine de Siguiri a été le théâtre d’une nuit cauchemardesque, du mardi 12 au mercredi 13 août 2025, après qu’une pluie d’une rare intensité s’est abattue sur la ville, provoquant d’importants dégâts matériels et un sentiment de panique parmi les habitants.

Selon les témoignages recueillis sur place par notre correspondant, la pluie a débuté vers minuit. « Depuis le début de l’hivernage, il n’y avait jamais eu une telle intensité de pluie. Les habitants se plaignaient déjà de la chaleur extrême de la journée, et personne ne s’attendait à un tel déluge », a expliqué Lanciné Diakité, alias IPAC.
La journée avait en effet commencé par une forte chaleur et un soleil écrasant. « Les gens sortaient pour prendre l’air. La pluie a commencé doucement vers minuit, mais c’est entre 4 et 5 heures du matin que l’eau a véritablement monté et que les maisons ont commencé à être inondées », a précisé IPAC.

Même après le curage récent de la rivière Nakon, sur environ 14 kilomètres, financé par le préfet, les eaux n’ont pas pu être contenues. « L’ampleur de cette inondation est exceptionnelle. Selon les anciens, cela fait près de 45 ans qu’une telle catastrophe n’avait pas été observée. L’eau a débordé à partir du pont en direction de Bamako, atteignant à quelques mètres du stade communal Ibrahima Magassouba », a-t-il ajouté.
Les autorités locales, accompagnées de la protection civile, se sont immédiatement déployées pour secourir les habitants. « Les équipes sont sur le terrain pour évacuer ceux qui sont coincés dans l’eau », a indiqué notre source.

Concernant les dégâts, aucun bilan officiel n’a encore été communiqué. Toutefois, on déplore la chute de murs et de cases, et plusieurs quartiers ont été fortement touchés, notamment ORS, Bananikoro, Hermankono et Saint-Alexis. « Pour le moment, il n’y a pas de confirmation de pertes en vies humaines, mais les dégâts matériels sont considérables. La ville est sous le choc », a conclu IPAC.
Selon les dernières informations, le niveau de l’eau a commencé à baisser, mais la population reste inquiète face à l’ampleur de cette catastrophe naturelle exceptionnelle.
Karifa Kansan Doumbouya, correspondant régional.







