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Salubrité publique : ce que Conakry veut apprendre d’Abidjan et d’Accra

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À peine les cérémonies de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance ivoirienne bouclées à Bouaké, le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a repris la route pour le district autonome d’Abidjan. Objectif : comprendre, chiffres à l’appui et terrain sous les pieds, comment la Côte d’Ivoire a réussi à transformer un problème chronique :la gestion des déchets, en un modèle régional.

Entouré du ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, et de son homologue ivoirien de l’Assainissement et de l’Hydraulique, Bouaké Fofana, le chef du gouvernement guinéen a parcouru, le 6 août, les maillons du dispositif ivoirien : collecte, transfert, traitement, valorisation et enfouissement.

De la décharge sauvage au parc urbain

Le point d’orgue de la visite : le Centre de valorisation et d’enfouissement technique (CVET) de Kossihouen. Inauguré en 2018 sur une superficie de 100 hectares, ce site a permis de fermer la tristement célèbre décharge d’Akouédo, désormais métamorphosée en un parc urbain, symbole d’une reconquête environnementale réussie. Ici, ce sont 7 000 tonnes de déchets qui sont traitées chaque jour grâce à un partenariat public-privé mobilisant plusieurs opérateurs.

Un modèle qui parle à Conakry

Pour Amadou Oury Bah, l’expérience ivoirienne sonne comme un manuel pratique à ciel ouvert : « Il n’y a aucun mal à copier ce qui marche ailleurs. Aujourd’hui, nous avons les mêmes problèmes qu’Abidjan il y a quelques années. Nous allons nous inspirer de leur modèle et de celui d’Accra pour accélérer la mise en place de l’unité de traitement et d’enfouissement de Baritoodéh et procéder à la fermeture du site de Dar Es Salam », a-t-il affirmé au terme de la mission.

Un enjeu de santé et d’image

Au-delà de la propreté, la démarche ivoirienne illustre un pari réussi : conjuguer efficacité environnementale et attractivité urbaine. Un pari que la Guinée, confrontée à une pression démographique et à un volume croissant de déchets dans ses grandes villes, ambitionne de relever à travers des infrastructures modernes et une gouvernance partagée entre État et secteur privé.

Dans les allées impeccables du CVET de Kossihouen, une idée semblait flotter : le traitement des déchets n’est pas qu’une affaire de camions et de bennes, c’est aussi une vision politique qui, bien menée, peut changer le visage d’une capitale.

 

Laguinee.info

 

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