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Nouvelle Constitution : le Premier ministre engage la population par les élus locaux

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Dans un moment que le Premier ministre qualifie lui-même de « fondamental pour l’avenir de notre République », Bah Oury a officiellement remis ce lundi les copies du projet de nouvelle Constitution aux présidents des délégations spéciales de Kaloum, Kassa, Dixinn et Matam. Un geste solennel, mais surtout stratégique : faire des autorités locales les premiers relais d’un texte appelé à refonder les bases juridiques et sociales de la Guinée.

« Nous avons choisi d’impliquer les acteurs locaux, car vous êtes les médiateurs naturels entre les institutions et les citoyens », a justifié Bah Oury devant ses interlocuteurs. L’objectif est clair : que chaque citoyen comprenne le contenu du texte, au-delà des discours politiques ou des interprétations intéressées.

Le Premier ministre a insisté sur l’enjeu démocratique de la démarche : « Si vous comprenez et portez ce projet, la majorité de la population saura de quoi il s’agit et pourra y adhérer en toute conscience ». Il ne s’agit donc pas simplement de déposer un document, mais d’amorcer un vaste travail de pédagogie civique dans les quartiers et les familles.

Sur un ton plus direct, Bah Oury a rappelé que la Constitution ne doit pas rester un texte abstrait : « Les citoyens doivent connaître leurs principaux droits qui vont être consacrés par cette Constitution. Pour que demain, que personne ne leur dise : ‘vous n’avez pas droit à cela’, alors qu’ils ont effectivement droit à ce que d’autres peuvent les empêcher d’en jouir ».

Le chef du gouvernement a notamment cité l’éducation comme exemple emblématique de cette nouvelle ère juridique. « Tout le monde ne va pas venir vous dire demain que vous avez le droit d’inscrire vos enfants à l’école. Et si les enfants n’ont pas de place dans les salles de classe, vous pouvez porter plainte contre l’État ou contre la collectivité locale », a-t-il martelé.

Une nouveauté de taille selon lui : « Avec la nouvelle Constitution, ça devient une obligation pour la collectivité locale, pour l’État, de construire l’école et de permettre à l’enfant d’étudier ». Et d’ajouter avec fermeté : « L’État devrait tout mettre en œuvre pour que tous les enfants de la République puissent aller à l’école jusqu’à 17 ans ».

À travers cette remise officielle, c’est donc un signal fort qui est envoyé : celui d’un pouvoir qui veut rapprocher la loi de ses citoyens. Mais au-delà de l’acte symbolique, le pari est immense : transformer un texte juridique en outil d’émancipation populaire. Et pour cela, Bah Oury mise sur les relais de terrain, mais aussi sur une conscience collective en éveil.

Laguinee.info

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