Dans une déclaration publique, le Premier ministre Bah Oury a mis en lumière deux innovations phares du projet de nouvelle Constitution : le droit de pétition et la régularisation des partis politiques. Selon lui, ces mesures visent à renforcer les fondements démocratiques et à rompre avec les pratiques politiques figées.
Le Premier ministre Bah Oury poursuit son offensive de communication autour du projet de nouvelle Constitution. Devant un auditoire attentif, le chef du gouvernement a mis en exergue des dispositions qu’il qualifie d’« inédites » et « décisives » pour la vitalité démocratique du pays.
Parmi elles, l’introduction du droit de pétition occupe une place centrale. Pour Bah Oury, cette innovation donne un pouvoir nouveau au citoyen.
« La population a, pour ne pas être emprisonnée par des partis politiques ou par des structures qui détiennent une partie du pouvoir, le droit de pétition », a-t-il expliqué.
Avant d’insister :
« Ça, dans aucune Constitution à ma connaissance en Afrique, le droit de pétition n’existe. Donc, le projet constitutionnel de la République de Guinée constitue une avancée majeure pour renforcer les mécanismes de la démocratie dans notre manière de gouverner. »
L’autre aspect souligné par le Premier ministre concerne la régularisation des partis politiques, dans un souci de renouvellement de la classe politique. Une façon, selon lui, de limiter les carrières politiques à rallonge et de favoriser l’alternance.
« Comme vous le savez, dans beaucoup de structures qui s’organisent pour conquérir le pouvoir, des fois, il y a des personnes, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 30 ans, ce sont toujours les mêmes. Et chacun d’entre nous atteindra tôt ou tard son seuil de compétence. »
Sur un ton plus pédagogique, Bah Oury a rappelé que les contextes changent, tout comme les sociétés :
« Il faut savoir qu’on est, à un moment donné, en possibilité de répondre à des attentes, mais quelques années plus tard, avec des enfants qui naissent, avec des sociétés qui évoluent, avec des changements très rapides dans le monde, on est dépassé. »
Et de conclure, avec une pointe de philosophie politique :
« Il faut accepter l’alternance comme un mécanisme naturel permettant à la société de continuer d’avancer dans le progrès. »
En défendant ces principes, le Premier ministre tente de rassurer sur les intentions du gouvernement de transition. Il place la refonte constitutionnelle comme une opportunité historique pour bâtir des institutions plus ouvertes, plus inclusives, et surtout plus tournées vers l’avenir.
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