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Conakry étouffe sous les klaxons : la ville prise en otage par les embouteillages

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À Conakry, chaque matin ressemble à une épreuve de patience. Dans cette capitale en pleine expansion, les embouteillages sont devenus un mal quotidien, un refrain qui ponctue les heures de pointe. Ce mardi, notre équipe a sillonné quelques coins stratégiques pour constater, une fois de plus, l’ampleur du phénomène. Verdict : les bouchons se densifient, les nerfs s’effilochent, et les citoyens s’épuisent.

Un développement… à contretemps

La ville connaît une croissance démographique et économique fulgurante. Mais si les habitants affluent et les activités se multiplient, les routes, elles, restent les mêmes : étroites, vieillissantes, saturées. « Ce n’est plus de la circulation, c’est de la stagnation organisée », ironise un conducteur bloqué dans l’embouteillage.

Les causes sont connues et multiples : une demande de transport qui explose, des infrastructures dépassées, une gestion du trafic quasi inexistante, et une offre de transport en commun largement insuffisante. Résultat : les véhicules s’agglutinent, les klaxons fusent, les minutes deviennent heures.

Des conséquences à la chaîne

« Tous les jours, je perds au moins deux heures entre Hamdallaye et le centre-ville. Et je parle d’un bon jour », déplore Mariam, employée de bureau. Les retards chroniques, la pollution accrue, le stress quotidien… la paralysie du trafic coûte cher à la ville, tant sur le plan économique qu’humain.

Des solutions… en attente de volonté

Le mal est profond, mais pas irrémédiable. Experts et citoyens s’accordent : seule une approche intégrée permettra de sortir Conakry de ce bourbier roulant. Investissements massifs dans les infrastructures, développement d’un réseau de transport en commun digne de ce nom, création de voies réservées, promotion des moyens de transport alternatifs, sans oublier une gestion intelligente du trafic à l’aide des technologies.

Au moment même où nous rédigions cet article, un accident s’est produit sur le boulevard Diallo Telly, au niveau de Kouléwondi dans la commune de Kaloum. Un choc entre deux véhicules particuliers a provoqué un embouteillage monstre, paralysant complètement la circulation sur cet axe stratégique déjà très encombré. Sirènes, regards inquiets, automobilistes à bout : le décor habituel d’un mardi ordinaire à Conakry.

Ahmed Tidiane Condé, pour laguinee.info

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