Le projet de nouvelle Constitution, remis au Président de la Transition la semaine dernière, introduit des avancées majeures en matière de droits sociaux. Parmi les dispositions phares figure l’article 24, qui consacre le droit pour chaque citoyen à un logement décent.
Selon le texte proposé, « Toute personne a droit à un logement décent. L’État crée les conditions nécessaires à l’exercice de ce droit. » Il s’agit là d’un engagement clair de l’État à garantir un accès équitable au logement, en tenant compte des besoins croissants d’une population urbaine en constante augmentation.
Au-delà de la simple reconnaissance du droit, l’article 24 se veut protecteur contre les discriminations. Il stipule que l’État doit veiller à ce que l’accès au logement ne soit entravé par aucune forme de discrimination, notamment ethnique, religieuse, régionale, ou toute autre discrimination visée à l’article 7 du projet constitutionnel. Une mesure saluée par plusieurs organisations de défense des droits humains, qui y voient une volonté de préserver la cohésion nationale.
Avec ce projet remis au Chef de l’État de la transition, les regards se tournent désormais vers les prochaines étapes du processus constitutionnel. Si le texte est validé par référendum, cette disposition imposera à l’État guinéen de traduire juridiquement et politiquement ce droit en actes concrets : programmes de logements sociaux, encadrement du foncier, lutte contre les évictions forcées, etc.
Dans un pays où des millions de citoyens vivent encore dans des conditions précaires, l’effectivité de ce droit au logement constituera un véritable test de volonté politique.
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