L’agitation est montée d’un cran ce mardi 1er juillet 2025 sur les quais du port autonome de Conakry. À l’appel de leur syndicat, les travailleurs de la société turque Alport Guinée ont battu le pavé devant la direction générale de l’entreprise. Au cœur de leur revendication : l’amélioration urgente de leurs conditions salariales.
Brandissant des pancartes hostiles aux dirigeants de l’entreprise, sur lesquelles on pouvait lire des messages sans équivoque tels que « Trop de mensonges à Alport ! Fatih Savané zéro ! » , les manifestants ont exprimé un ras-le-bol général nourri par des années de promesses non tenues et une gestion jugée opaque.
Un employé, sous couvert d’anonymat, dresse un tableau accablant de la situation :
« Après avoir menti au PDG en lui faisant croire que chaque travailleur perçoit un salaire de base de 1 000 dollars, la direction a refusé de signer notre plateforme revendicative. C’est là que nous avons compris qu’il n’existe même pas de grille salariale officielle. Certains employés ne touchent que deux millions de francs guinéens par mois ! C’est une véritable mafia. »
Le climat social se dégrade depuis plusieurs mois au sein de cette société qui gère la concession du port de Conakry depuis 2018. Le nouveau syndicat, récemment mis en place, tente d’imposer un cadre plus transparent et plus juste. Mais les discussions avec la direction semblent dans l’impasse.
La direction d’Alport Guinée garde, pour l’instant, un silence prudent. Une absence de réaction qui risque d’alimenter davantage la frustration d’un personnel décidé à ne plus se laisser berner.
Dans ce contexte explosif, le port stratégique de Conakry, principal point d’entrée maritime du pays, devient aussi un théâtre de tensions sociales où se mêlent enjeux économiques, promesses de modernisation et réalités salariales amères.
Affaire à suivre.
Laguinee.info







