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Conférence de l’ONU sur le financement du développement : la Guinée dans l’arène diplomatique mondiale

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Le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah séjourne actuellement à Séville, en Espagne, où il représente le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, à la quatrième Conférence internationale des Nations Unies sur le financement du développement. L’événement s’est ouvert ce lundi 30 juin dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions budgétaires et un besoin urgent de réformes financières.

Organisée sous l’égide de l’ONU, cette rencontre de haut niveau réunit près de 70 chefs d’État et de gouvernement, ainsi qu’environ 4 000 participants venus de la société civile, d’institutions financières internationales et du secteur privé. L’enjeu : combler un déficit annuel de financement estimé à 4 000 milliards de dollars pour les pays en développement.

La délégation guinéenne est composée de plusieurs membres du gouvernement, parmi lesquels le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, le ministre de l’Économie et des Finances Mourana Soumah, le ministre du Budget Facinet Sylla, le ministre du Plan et de la Coopération internationale Ismaël Nabé, ainsi que la ministre des Postes, Télécommunications et de l’Économie numérique Rose Pola Pricemou. Les ambassadeurs Mohamed Dabo (ONU) et Famoi Mara (Espagne) accompagnent également la mission.

Les discussions portent essentiellement sur la réforme de la gouvernance financière mondiale, la mobilisation de ressources pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), et la lutte contre les flux financiers illicites. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a ouvert la conférence en appelant à une action urgente, dénonçant un système international qui, selon lui, ne répond plus aux exigences des réalités contemporaines.

Le document final attendu, baptisé « Compromis de Séville », devrait proposer une série de mesures structurantes. Parmi elles : une représentation accrue des pays du Sud dans les instances décisionnelles mondiales, le triplement des capacités de prêts des banques multilatérales de développement, et le renforcement des dispositifs de lutte contre l’évasion fiscale.

Face aux fractures économiques mondiales, la Guinée tente de jouer sa partition. En envoyant une délégation aussi étoffée, Conakry affiche sa volonté d’être partie prenante des débats sur la refondation de l’ordre financier mondial. Pour les pays en développement, il ne s’agit plus seulement de plaider, mais d’exiger.

Laguinee.info

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