L’ambiance est électrique à la Banque centrale de la République de Guinée. Alors que l’institution est censée incarner la stabilité financière du pays, elle s’apprête à plonger dans une paralysie totale. En ligne de mire : une grève sèche décrétée par la délégation syndicale, exaspérée par l’immobilisme de la direction.
Tout a basculé ce vendredi 23 mai, à l’issue d’une assemblée générale où les syndicalistes ont décidé de ranger les gants de velours. La trêve est terminée. À compter du mardi 27 mai, le personnel syndiqué promet de croiser les bras, et ce, pour une durée indéterminée.
« Les négociations n’ont rien donné. On leur a demandé de rétablir les acquis, c’était notre condition de départ. On est bloqué là. Le gouverneur, lui, a préféré voyager », lâche, amer, un responsable syndical, joint par Africaguinee.com.
Un timing pour le moins surprenant : alors que les discussions patinent, le premier responsable de l’institution prend le large. Silence radio du côté de la direction, qui semble jouer la montre pendant que le syndicat tape du poing sur la table.
Ce n’est pas une simple menace en l’air. Le syndicat a quitté la table des négociations et promet une grève sans état d’âme tant que ses revendications ne seront pas satisfaites dans le fond, et pas à coups de promesses creuses.
Le pays peut-il se permettre une crise à la Banque centrale ? Personne ne semble s’en inquiéter au sommet. Pendant ce temps, l’institution vacille, et avec elle, tout l’édifice économique national.
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