C’est un tir groupé que le général Amara Camara et Ousmane Gaoual Diallo ont lancé ce jeudi face à la presse. Objectif : éteindre l’incendie médiatique autour de la supposée disparition d’or et recadrer les rumeurs qui prolifèrent à grande vitesse sur les réseaux sociaux.
Interpellé frontalement sur cette affaire qui alimente les soupçons de détournement au sommet de l’État, le ministre secrétaire général à la Présidence a été on ne peut plus clair : « On sait où se trouve notre or. Une bonne partie a déjà été récupérée et ramenée en Guinée. La petite partie restante, nous savons entre quelles mains elle se trouve et comment elle reviendra. »
Un ton ferme, presque agacé, pour couper court aux insinuations. Le général Camara parle d’une « vague de spéculations » et de « manipulations » orchestrées pour semer le trouble. Il accuse sans détour certains acteurs m, sans les nommer, de souffler sur les braises dans un contexte déjà tendu.
« Il y a eu beaucoup de bruit pour rien », a-t-il lâché, visiblement excédé. « Ce n’est pas à chaque rumeur que le gouvernement doit réagir. Notre rôle, c’est d’écouter, de comprendre et d’apporter des solutions. Et c’est ce que nous faisons chaque jour. »
Face à une opinion publique en proie au doute, le message se veut rassurant : le gouvernement affirme avoir repris le contrôle de la situation et promet transparence et fermeté. Mais dans les coulisses, les interrogations persistent : pourquoi tant de silence avant cette sortie ? Et pourquoi avoir attendu que la polémique enfle pour monter au créneau ?
Pendant ce temps, le climat reste chargé. Et sur les réseaux sociaux, les commentaires s’enchaînent. La balle est désormais dans le camp du gouvernement, qui devra convaincre au-delà des déclarations. Car en matière de gestion des ressources nationales, la confiance ne se décrète pas. Elle se prouve.
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