L’éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août à la décharge de Dar-es-salam a fait plus de victimes. Le bilan passe de 30 à 34 décès. 33 blessés recensés. Et une urgence qui s’installe : reloger.
Les chiffres bougent, à la hausse. Selon les dernières évolutions communiquées par les équipes de secours déployées à Dar-es-salam, le bilan du drame est revu à la hausse. Le nombre de décès est passé de 30 à 34.
D’après la même source, 33 cas de blessés ont également été signalés suite à l’éboulement survenu dans la nuit du 22 au 23 août 2026.
Au-delà du bilan humain, c’est l’ampleur des dégâts collatéraux qui se précise.
1 500 personnes à reloger, 72 ménages en sursis
Selon la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, environ 1 500 personnes ont été identifiées comme nécessitant un relogement d’urgence.
De nouveaux sites doivent être identifiés, a annoncé la ministre. Des sites répartis dans différentes communes de Conakry, afin d’accueillir les familles affectées.
L’urgence est double. Car à la catastrophe s’ajoute le risque de la prochaine.
« Parallèlement, 72 ménages considérés comme étant à haut risque ont été recensés aux abords de la décharge. Leur évacuation constitue l’une des priorités des autorités, compte tenu des risques supplémentaires liés à la proximité du site« , a précisé la ministre.
Dixinn Centre 1 en première ligne
Le dispositif d’accueil commence à se mettre en place. À Dixinn Centre 1, 542 sinistrés sont déjà pris en charge, selon la ministre, dans le cadre du dispositif post-catastrophe.
Reste l’équation la plus complexe : où reloger, et combien de temps ? L’annonce de l’identification de « nouveaux sites » dans Conakry ouvre le chantier, mais dit aussi l’absence de solution immédiate pour 1 500 personnes.
Quatre jours après l’éboulement de Dar-es-salam, le drame n’est plus seulement un bilan. C’est une crise de relogement qui s’installe aux portes de la décharge.
Laguinee.info





