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Port de Bonfi : les déchets s’accumulent aux abords de la mer

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Au port de Bonfi, à Conakry, la mer n’est pas seule à occuper le paysage. Aux abords des embarcations et le long des berges, les déchets sont également visibles. Sachets plastiques, bouteilles, emballages et autres détritus se mêlent au décor quotidien de cet espace consacré à la pêche et aux activités portuaires.

Jadis présenté comme un espace de vie et d’activité économique, le port offre aujourd’hui, par endroits, un visage marqué par l’accumulation des ordures.

À la surface de l’eau, le constat est particulièrement visible. Entre les embarcations amarrées, des sachets plastiques et des bouteilles flottent au gré des mouvements de l’eau. Certains déchets restent à proximité des berges. D’autres sont coincés entre les pierres et les différents ouvrages qui bordent le port.

Le mouvement de l’eau contribue parfois à déplacer ces détritus. Ils peuvent se rapprocher des berges ou, au contraire, être entraînés plus loin le long du littoral.

Sur la terre ferme, le même décor se répète par endroits. Des emballages et des matières plastiques sont dispersés à proximité immédiate des installations portuaires. Certains se retrouvent également dans les espaces fréquentés par les pêcheurs et les populations qui se rendent quotidiennement au port.

Le contraste est saisissant. D’un côté, les activités se poursuivent normalement. De l’autre, les déchets occupent une partie du paysage.

Les embarcations continuent d’arriver et de repartir. Les pêcheurs vaquent à leurs occupations. Les activités liées à la mer se poursuivent. À quelques mètres seulement, les détritus restent visibles sur les berges et à la surface de l’eau.

Ici, la présence des déchets ne semble donc plus constituer un élément ponctuel du paysage. Dans certains secteurs, elle s’inscrit dans le quotidien du port.

À plusieurs endroits, l’eau apparaît chargée de différents éléments flottants. Les bouteilles et sachets plastiques sont particulièrement visibles. Leur présence à proximité des embarcations donne au littoral un aspect dégradé.

Cette situation pose également la question du devenir de ces déchets. Une fois dans l’eau, certains peuvent être déplacés par les mouvements de la mer et se disperser le long du littoral. Ce qui se trouve aujourd’hui à proximité d’une berge peut ainsi se retrouver plus loin.

Le problème dépasse donc les seuls abords immédiats du port. La dispersion des déchets peut contribuer à étendre leur présence à d’autres secteurs du littoral.

Au cœur de cette situation se trouve la question de la gestion des ordures.

Dans cet espace où se côtoient pêcheurs, populations et activités portuaires, la collecte et l’évacuation régulières des déchets apparaissent comme un enjeu majeur. Lorsque ces opérations sont insuffisantes, les détritus finissent par s’accumuler sur les berges ou dans l’eau.

Le plastique constitue notamment une part importante des déchets visibles. Sachets, bouteilles et emballages peuvent rester longtemps dans l’environnement lorsqu’ils ne sont pas collectés et correctement évacués.

Pour les personnes qui fréquentent quotidiennement le port, la mer n’est pas seulement un élément du paysage. Elle constitue également un espace de travail et une source de revenus.

Les pêcheurs dépendent directement de cet environnement pour leurs activités. La qualité des espaces qui entourent leurs lieux de travail constitue donc un enjeu qui dépasse la seule question de l’esthétique du port.

À Bonfi, la situation reste particulièrement visible à certains endroits. Les déchets flottent entre les embarcations, s’accumulent contre les berges ou jonchent les abords des installations.

Le port continue malgré tout de vivre au rythme des activités de pêche. Les embarcations bougent. Les pêcheurs travaillent. Les populations circulent.

Mais derrière cette activité permanente, un autre phénomène progresse dans le paysage : celui des déchets qui s’installent progressivement aux portes de la mer.

Entre les activités économiques et les ordures, le port de Bonfi présente ainsi une réalité qui interpelle sur la nécessité d’une meilleure gestion des déchets, d’une collecte régulière et d’un entretien plus soutenu des abords du littoral.

Car au-delà des sachets et des bouteilles visibles aujourd’hui à la surface de l’eau, c’est aussi la relation entre les activités humaines et cet espace maritime qui se trouve posée.

 

Mamadou Oury Diallo et Salématou Keïta, Stagiaires pour Laguinee.info 

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