Les violences survenues dimanche à Balimana, dans la sous-préfecture de Balandougou, entre des habitants de Fodécariah et de Kagan, donnent lieu à des versions divergentes. Après le témoignage d’un citoyen de Kagan, des habitants de Fodécariah contestent certains éléments de ce récit et livrent leur propre lecture des événements.
L’affrontement intervient dans un contexte de conflit foncier ancien entre les deux communautés. Les tensions portent notamment sur la délimitation et l’exploitation de plusieurs espaces agricoles.
Du côté de Fodécariah, les témoins rencontrés reconnaissent l’existence de ce différend, mais contestent la présentation faite par le camp de Kagan concernant les circonstances de l’affrontement.
Selon eux, les violences seraient survenues alors que les tensions étaient déjà fortes entre les deux parties. Ils rejettent notamment certains éléments avancés par les habitants de Kagan sur le lieu et le déroulement des affrontements.
Les circonstances exactes de la confrontation restent toutefois difficiles à établir à partir des seuls témoignages des protagonistes.
Des informations divergentes sur les victimes
Le bilan des violences fait également l’objet de déclarations contradictoires.
Plusieurs blessés sont signalés par les deux camps. Chacune des communautés évoque également un décès, mais les identités des victimes et les circonstances dans lesquelles elles auraient perdu la vie diffèrent selon les témoignages recueillis.
Ces informations n’ont pas encore été confirmées par un bilan officiel. En l’absence de données communiquées par les autorités administratives, sécuritaires ou sanitaires, il reste donc difficile d’établir avec certitude le nombre de morts et de blessés.
Les communautés appellent au calme
Malgré leurs divergences sur les circonstances des violences, les deux parties reconnaissent la nécessité de mettre fin au conflit foncier.
Du côté de Fodécariah, les habitants sollicitent l’intervention des autorités afin de clarifier les limites des domaines concernés et de trouver une solution durable au différend.
Cette clarification est présentée comme un préalable pour éviter que les tensions autour des terres ne donnent lieu à de nouveaux affrontements.
Pour l’heure, les différentes versions recueillies auprès des communautés doivent être considérées comme des témoignages. Une enquête et les conclusions des autorités compétentes restent nécessaires pour déterminer les circonstances exactes des violences et établir les responsabilités éventuelles.
À Balimana, l’affrontement de dimanche remet ainsi au premier plan un conflit foncier ancien entre Forécariah et Kakan, dont le règlement apparaît désormais comme un enjeu majeur pour prévenir une nouvelle escalade.
Mamadou Camara, correspondant régional pour Laguinee.info





