Faya Alexis Kamano, Mohamed Fadiga et Sékouba Konaté, trois responsables du Bloc Libéral (BL) détenus à la maison d’arrêt de Guéckédou, ont été libérés. Leur arrestation était intervenue dans le cadre d’une procédure liée à une tentative d’incendie à Ouendé Kènèma. La maire de cette commune affirme toutefois n’avoir jamais porté plainte contre le parti politique.
Après plusieurs jours de détention, les trois responsables du Bloc Libéral ont finalement recouvré leur liberté à Guéckédou. L’annonce a été faite par leur formation politique, qui a exprimé son « immense soulagement » et remercié les personnes ayant manifesté leur solidarité durant cette période.
Dans un message publié après leur libération, le BL a également réaffirmé son attachement à la justice, aux libertés publiques et au respect des droits fondamentaux.
« La liberté, la justice et le respect des droits fondamentaux ne sont pas des privilèges ; ils constituent le socle de tout État de droit », a déclaré le parti.
Une libération saluée par le Bloc Libéral
Le parti politique considère cette libération comme un moment de soulagement pour ses militants et leurs familles. Il assure toutefois vouloir poursuivre son engagement politique dans le respect de la loi et des principes républicains.
Le BL n’a pas détaillé les conditions exactes ayant conduit à leur remise en liberté.
Pourquoi avaient-ils été arrêtés ?
L’arrestation des trois responsables s’inscrit dans une affaire liée à une tentative d’incendie survenue à Ouendé Kènèma, dans la préfecture de Guéckédou.
Selon nos confrères d’Africaguinee.com, les trois responsables, Faya Alexis Kamano, Mohamed Fadiga et Sékouba Konaté, avaient été placés sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Guéckédou.
L’affaire remonte à la nuit du 31 juillet 2026. La maire de Ouendé Kènèma, Joséphine Yawa Millimouno, affirme avoir découvert une forte odeur d’essence autour de son domicile et avoir aperçu un homme qu’elle dit avoir reconnu comme étant Faya Alexis Kamano.
Selon son témoignage, de l’essence aurait été répandue sous le bâtiment dans le but de favoriser la propagation des flammes.
La maire dément avoir porté plainte contre le BL
L’élue locale tient cependant à faire une distinction entre les personnes mises en cause et le parti politique.
« Moi, je n’ai pas porté plainte contre le Bloc Libéral. C’est en tant que citoyenne que j’ai été victime de cette tentative d’incendie. Ce n’est pas le BL qui a mis le feu, c’est un citoyen », a-t-elle déclaré à Africaguinee.com.
Elle affirme avoir dénoncé les actes d’une personne qu’elle dit avoir reconnue cette nuit-là, et non engagé une procédure contre le parti.
La maire soutient également que les habitants sont rapidement intervenus pour maîtriser le feu.
Le Bloc Libéral avait dénoncé l’arrestation de ses responsables et réclamé le respect de leurs droits ainsi que de la présomption d’innocence.
Laguinee.info





