À Conakry, les sachets plastiques continuent de s’imposer dans le paysage urbain. Accrochés aux arbres, abandonnés sur les trottoirs ou accumulés dans les caniveaux, ces déchets restent visibles dans plusieurs quartiers de la capitale, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation sur la protection de l’environnement.

Dans plusieurs artères de Conakry, le constat est le même. Les emballages plastiques jonchent les rues et s’entassent parfois dans les zones de forte affluence. Aux abords des marchés, ces déchets deviennent presque un élément habituel du décor urbain.
À Madina, l’un des plus grands centres commerciaux de la capitale, les sachets plastiques circulent encore largement. Les commerçants les utilisent quotidiennement pour emballer les achats des clients. Mais une fois les marchandises transportées, certains emballages finissent directement sur la voie publique ou dans les caniveaux.

Pour plusieurs habitants, cette situation traduit un problème de comportement, mais aussi des insuffisances dans la gestion des déchets.
« Les campagnes de sensibilisation existent, mais beaucoup de personnes continuent de jeter les sachets dans la rue. Après les pluies, les caniveaux sont souvent remplis de déchets plastiques », témoigne un habitant rencontré sur place.
Du côté des commerçants, l’utilisation des sachets plastiques reste liée à leur accessibilité et à leur faible coût. Certains reconnaissent leur impact négatif sur l’environnement, tout en soulignant l’absence d’alternatives accessibles.
« Nous savons que le plastique pollue, mais les clients demandent ces sachets et nous n’avons pas toujours d’autres moyens pour emballer les produits », explique une vendeuse au marché de Madina.

Pour les acteurs de l’environnement, la sensibilisation ne peut pas constituer l’unique réponse face à ce phénomène. Ils plaident pour une stratégie plus globale intégrant une meilleure organisation de la collecte des déchets, la promotion d’emballages alternatifs et un contrôle plus rigoureux des pratiques de gestion des déchets.
Au-delà de la pollution visuelle, les sachets plastiques représentent également un risque pour l’environnement urbain. Lorsqu’ils obstruent les caniveaux, ils peuvent contribuer aux difficultés d’évacuation des eaux pluviales et aggraver les risques d’inondation pendant la saison des pluies.
Alors que la capitale continue de faire face à ce défi environnemental, la réduction de l’usage des sachets plastiques apparaît comme une responsabilité partagée entre les autorités, les commerçants et les citoyens. Une mobilisation collective reste nécessaire pour améliorer durablement le cadre de vie des populations.
Mamadou Oury Diallo, Stagiaire pour Laguinee.info





