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Diani AC : le géant du football de Nzérékoré cherche un nouveau souffle après sa chute en National 2

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Sur le terrain, les traces d’un passé glorieux semblent encore présentes. Dans les souvenirs des supporters, le nom du Diani Athletic Club (Diani AC) reste associé aux grandes heures du football en Guinée forestière. Mais aujourd’hui, le club emblématique de Nzérékoré traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire.

Relégué en National 2 après son échec au tournoi d’accession disputé à Kankan, le Diani AC tente désormais de se reconstruire. Derrière cette descente sportive se cachent plusieurs difficultés : manque de moyens financiers, infrastructures insuffisantes et faible accompagnement institutionnel.

Dans les gradins, les anciens supporters se rappellent encore les moments où le club faisait vibrer toute une région. Les chants, les victoires et l’espoir d’un retour au plus haut niveau animaient les rencontres. Aujourd’hui, le club évolue dans une autre réalité, loin des ambitions qui étaient les siennes.

Une relégation qui laisse des traces

Le président du District spécialisé de football de Nzérékoré, Karamo Karil Cissé, revient sur cette nouvelle étape dans la vie du club.

« Nous ne sommes plus en Ligue 1, ni en Ligue 2, encore moins en National 1. Après notre échec au tournoi d’accession organisé à Kankan au début de cette année, nous avons été relégués en National 2. Les équipes qui ont réussi cette compétition ont obtenu leur montée. Nous attendons désormais le calendrier de la Fédération guinéenne de football afin de préparer notre retour en National 1. »

Pour les responsables du club, cette relégation n’est pas uniquement liée aux performances sur le terrain. Elle traduit également des difficultés structurelles qui limitent la progression de l’équipe.

Le manque de financement, un frein majeur

Selon Karamo Karil Cissé, le principal obstacle reste le financement. Dans un football devenu de plus en plus exigeant, les ressources disponibles ne permettent pas au Diani AC de fonctionner dans des conditions optimales.

« Nous ne recevons aucune ligne de financement de la préfecture ou de la commune. Les seules aides proviennent de la Fédération guinéenne de football et de quelques personnes de bonne volonté, notamment Germain Tavaguez Kolié ainsi que l’ancien président du District, aujourd’hui à la tête de la Ligue régionale de football. Pour le reste, je participe personnellement aux dépenses du club avec mes propres moyens et mon salaire. »

Une situation qui, selon lui, explique en grande partie les difficultés rencontrées par le club ces dernières saisons.

Des infrastructures qui ne suivent pas les ambitions

Au-delà des finances, l’état des infrastructures sportives constitue un autre défi pour le Diani AC. Pour les dirigeants, les conditions d’entraînement ne permettent pas aux joueurs de préparer les compétitions avec les mêmes armes que leurs adversaires.

« Ce n’est pas une question de compétence des entraîneurs. Chacun a sa méthode de travail. Notre véritable problème réside dans le manque de moyens financiers et l’absence d’infrastructures adaptées. Aujourd’hui, les grandes compétitions se disputent sur des pelouses synthétiques, alors que nos joueurs continuent de s’entraîner sur des terrains qui ne répondent pas à ces exigences. C’est un véritable handicap. »

Une difficulté que partage également l’entraîneur du club, Aboubacar Sidiki Camara.

Le technicien insiste sur les contraintes matérielles qui affectent la préparation de son équipe.

« Notre principale difficulté aujourd’hui, c’est le manque de moyens. Nous ne disposons pas du temps ni des équipements nécessaires pour préparer efficacement l’équipe. Un club comme le Diani AC ne possède que six ballons pour les entraînements. Dans ces conditions, il est difficile de rivaliser avec les autres formations. Pourtant, Nzérékoré dispose d’entraîneurs compétents. Sans accompagnement financier, les résultats restent compliqués à obtenir. »

Un appel à la mobilisation

Face à cette situation, les responsables du Diani AC appellent à une mobilisation autour du club. Ils sollicitent l’implication des autorités administratives, des opérateurs économiques, des anciens joueurs, des partenaires et de toutes les forces vives de la Guinée forestière.

Pour eux, le Diani AC dépasse le simple cadre sportif. Le club représente une partie du patrimoine footballistique de Nzérékoré et un symbole de fierté régionale.

Sa reconstruction nécessitera du temps, des moyens financiers et des infrastructures adaptées. Mais dirigeants, encadreurs et supporters espèrent encore voir renaître le club qui a longtemps porté les couleurs de la Guinée forestière sur les terrains nationaux.

 

De N’Zérékoré, Cécé Kpamou, pour Laguinee.info

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