Les opérations de secours se poursuivent à Démoudoula, dans la commune de Ratoma, après l’effondrement d’un immeuble R+9 en construction. Le bilan provisoire fait désormais état de six morts, quatre survivants pris en charge et deux personnes toujours recherchées sous les décombres.
Ce samedi 18 juillet 2026, le directeur régional de la Protection civile de Conakry, le colonel Ibrahima Sory Kaba, a fait le point sur l’évolution des recherches.
« À l’heure où nous nous prononçons, aux environs de 10 heures, nous avons deux types de victimes. Nous avons retrouvé quatre victimes conscientes, qui sont actuellement prises en charge au niveau de l’hôpital sino-guinéen. Nous avons également retrouvé six autres victimes inconscientes, que nous considérons comme décédées », a-t-il déclaré chez nos confrères de Guineematin.com.
Les corps des victimes décédées ont été transférés aux morgues de Donka et du Sino-Guinéen.
Selon le responsable de la Protection civile, les opérations de déblaiement avancent progressivement. Les équipes de secours restent prudentes afin d’éviter d’éventuels dommages aux personnes qui pourraient encore être ensevelies.
« Les opérations de déblaiement se poursuivent avec les engins. Elles doivent être menées progressivement pour éviter de blesser d’éventuelles victimes. À ce stade, nous sommes à environ 70 % des opérations », a précisé le colonel Ibrahima Sory Kaba.
D’après les informations recueillies auprès des occupants du bâtiment, une à deux personnes pourraient encore se trouver sous les décombres. Les secours espèrent achever les opérations restantes dans la journée.
Sur le plan judiciaire, le propriétaire de l’immeuble est à la disposition de la Brigade de recherches de la gendarmerie dans le cadre de l’enquête ouverte après le drame.
Le colonel Ibrahima Sory Kaba indique que l’immeuble abritait entre 11 et 12 personnes, dont une dizaine au niveau du R+9 et deux autres au niveau du R+2.
Au-delà du bilan humain, cet effondrement relance la question du respect des normes dans le secteur de la construction.
« Il existe des zones où l’on peut construire et d’autres qui présentent des risques. Les constructions doivent respecter les normes techniques et les délais nécessaires pour garantir leur résistance », a rappelé le directeur régional de la Protection civile.
Les autorités devront désormais déterminer les causes exactes de l’effondrement et établir les éventuelles responsabilités dans ce drame qui a endeuillé plusieurs familles à Conakry.
Laguinee.info





