Des ressortissants du village de Kalafirila, dans la préfecture de Kankan, dénoncent de présumées exactions commises par les forces de défense et de sécurité à la suite du conflit qui les oppose au village voisin de Bolosso.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole de Kalafirila, Adama Hawa Keïta, est revenu sur les circonstances ayant conduit à cette situation. Selon lui, les tensions ont débuté lorsque des jeunes de son village se sont rendus dans la zone séparant les deux localités afin de dégager un camion enlisé.
« Nos jeunes étaient partis faire sortir un gros véhicule enlisé entre les deux villages. Les habitants de Bolosso sont sortis avec des armes en main et leur ont demandé qui leur avait donné l’autorisation de revenir s’installer. Les jeunes ont répondu que c’était le préfet de Kankan. De retour au village, ils ont informé les autorités locales de ce qui s’était passé », a-t-il expliqué.
Le porte-parole affirme que cet incident a été suivi d’une intervention des forces de défense et de sécurité à Kalafirila.
« Les forces de l’ordre sont arrivées au village à la recherche du président du district. Comme il était absent, elles ont arrêté son épouse. Elles se sont ensuite rendues chez notre Dossoba. Ne l’ayant pas trouvé, elles ont incendié sa concession. Au total, environ 70 maisons auraient été brûlées et plusieurs biens emportés. Le lendemain, une femme âgée est décédée après l’utilisation de gaz lacrymogènes et un jeune homme a été blessé par balle à la main », a-t-il soutenu.
À ce stade, ces allégations n’ont pas été confirmées par les autorités préfectorales ni par les forces de défense et de sécurité, qui ne se sont pas encore exprimées sur cette affaire. Leur version des faits sera publiée dès qu’elle sera disponible, conformément au principe du contradictoire.
De Kankan, Mamadou Camara pour Laguinee.info





