Dès les premières heures de la matinée, elles prennent le chemin des champs ou des marchés. Entre bottes d’oseille et feuilles de patate, Aminata Yattara et Siméone Finda Léno ont fait du maraîchage leur principale source de revenus. À Kouria, dans la préfecture de Coyah, ces femmes incarnent le courage quotidien de nombreuses vendeuses qui vivent de la terre, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
À plus de 50 ans, Aminata Yattara connaît chaque étape de cette activité. Elle cueille l’oseille, prépare ses bottes et les transporte vers le marché pour les vendre. Un travail quotidien qui lui permet de répondre aux besoins essentiels de sa famille.
« C’est mon activité principale. Je la pratique tous les jours. Les feuilles sont beaucoup consommées dans les repas », raconte-t-elle.
Selon Aminata, la vente de l’oseille peut parfois lui rapporter jusqu’à 50 000 francs guinéens dans une journée. Elle vend chaque tas entre 1 000 et 2 000 francs guinéens, selon la quantité et la demande.

Pour Siméone Finda Léno, le marché est aussi un lieu de survie. Mère de plusieurs enfants, elle alterne entre sa propre production et l’achat de feuilles auprès d’autres cultivateurs avant de les revendre.
« Parfois, je sème moi-même. Parfois, je prends chez mes clients pour aller vendre au marché. Le matin, si je n’en ai pas, je cueille les feuilles et je les envoie au marché. C’est grâce à cela que je couvre mes dépenses », explique-t-elle.
En plus des feuilles de patate, Siméone cultive du manioc, du gombo et de l’arachide. Une diversité de cultures qui lui permet de maintenir son activité malgré des revenus modestes.
« Il n’y a pas beaucoup de bénéfices dans cette activité, mais elle permet de gagner honnêtement sa vie », confie-t-elle.
Derrière ces petits commerces se cachent pourtant de grandes difficultés. Les deux maraîchères évoquent les pertes causées par les animaux en divagation et les effets des intempéries.
« Notre principale difficulté, ce sont les moutons qui viennent manger nos cultures. En plus, le lieu n’est pas approprié pour l’agriculture. Quand il pleut fortement, cela impacte nos récoltes », regrette Siméone Finda Léno.
Malgré les obstacles, Aminata et Siméone continuent de travailler la terre et de vendre leurs récoltes. À Kouria, leurs paniers remplis de légumes racontent une histoire de résilience, de travail et d’autonomie économique au féminin.
IAC, pour Laguinee.info





