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Hantavirus : une flambée inédite sur le navire MV Hondius fait des morts, mais le risque de propagation reste jugé faible

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Une épidémie inhabituelle de hantavirus détectée à bord du navire d’expédition polaire MV Hondius mobilise depuis plusieurs jours les autorités sanitaires internationales. Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), au moins onze cas confirmés ou probables ont été recensés, dont trois décès.

Il s’agit de la première flambée documentée de ce type à bord d’un navire de croisière.

Une expédition partie d’Argentine

Le MV Hondius, battant pavillon néerlandais, avait quitté Ushuaïa, dans le sud de l’Argentine, pour une croisière d’expédition vers l’Antarctique. À la suite de plusieurs cas graves apparus durant la traversée, le navire a finalement accosté au port de Granadilla, à Tenerife, dans les îles Canaries, où les passagers et membres d’équipage ont été débarqués sous strict contrôle sanitaire.

L’ECDC indique que les personnes exposées ont été rapatriées vers leurs pays respectifs pour une surveillance médicale pouvant aller jusqu’à six semaines, correspondant à la période maximale d’incubation du virus.

Le virus Andes, une souche particulière

Le foyer a été attribué au virus Andes, une souche identifiée principalement en Amérique du Sud. Contrairement à la plupart des hantavirus, transmis à l’être humain par contact avec les excréments ou les urines de rongeurs infectés, le virus Andes est le seul hantavirus dont une transmission interhumaine limitée a été documentée.

Les experts précisent toutefois que cette transmission nécessite généralement un contact étroit et prolongé avec une personne malade.

Un risque « très faible » pour la population générale

Malgré la gravité de certains cas, l’OMS et l’ECDC estiment que le risque pour le grand public demeure faible.

« Bien qu’il s’agisse d’un incident sérieux, l’évaluation actuelle du risque de santé publique reste faible », a indiqué l’OMS dans une note publiée le 7 mai.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies partage la même analyse, soulignant qu’aucun élément ne laisse présager une transmission communautaire à grande échelle.

Symptômes et complications possibles

L’infection débute généralement par des signes peu spécifiques :

forte fièvre ;

fatigue importante ;

douleurs musculaires ;

maux de tête ;

nausées ou troubles digestifs.

Dans les formes sévères, la maladie peut évoluer vers un syndrome cardio-pulmonaire aigu, caractérisé par une détresse respiratoire nécessitant une prise en charge en soins intensifs.

Aucun vaccin ni traitement antiviral spécifique n’est actuellement disponible. La prise en charge repose essentiellement sur les soins de soutien.

Une réponse internationale coordonnée

L’OMS, l’ECDC, les autorités espagnoles ainsi que plusieurs pays d’origine des passagers travaillent conjointement au suivi des contacts, au dépistage et à l’analyse génétique du virus.

Les autorités sanitaires n’excluent pas la détection de nouveaux cas au cours des prochaines semaines, compte tenu du délai d’incubation, mais insistent sur le fait qu’il n’existe à ce stade aucun signe d’épidémie généralisée.

Un épisode sanitaire sous haute surveillance

Cette flambée met en lumière les défis posés par la gestion d’une maladie rare dans un environnement clos, où les interactions prolongées peuvent favoriser la transmission.

Pour les spécialistes, l’événement constitue surtout un rappel de l’importance des mécanismes de coopération internationale face aux menaces sanitaires transfrontalières.

Laguinee.info

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