Le président ougandais Yoweri Museveni a prêté serment ce mardi 12 mai à Kampala pour un septième mandat à la tête de l’Ouganda, prolongeant un règne entamé en 1986 et qui le maintient parmi les chefs d’État les plus anciens du continent.
La cérémonie d’investiture, organisée au Kololo Ceremonial Grounds dans la capitale ougandaise, a été marquée par un important déploiement militaire, avec notamment un défilé de troupes, une salve d’honneur et le survol d’avions de chasse Sukhoi. Plusieurs dirigeants africains ont également pris part à l’événement.

Une réélection sans surprise
Âgé de 81 ans, Yoweri Museveni a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 15 janvier 2026 avec 71,65 % des suffrages, selon les résultats officiels publiés par la Commission électorale ougandaise.
Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous son nom de scène Bobi Wine, est arrivé en deuxième position avec 24,72 % des voix. L’opposant a contesté ces résultats, dénonçant des irrégularités durant le scrutin.
Muhoozi Kainerugaba, un héritier de plus en plus visible
La cérémonie a également mis en lumière le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président et chef d’état-major de l’armée.
Chargé de superviser les préparatifs du défilé militaire, il occupe une place de plus en plus centrale dans l’appareil sécuritaire et politique du pays, alimentant les spéculations sur une éventuelle succession dynastique.
Un règne qui s’inscrit dans la durée
Arrivé au pouvoir à la suite d’une rébellion armée en janvier 1986, Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis quatre décennies.
Cette nouvelle investiture lui ouvre la voie à un mandat supplémentaire de cinq ans, qui pourrait porter sa longévité au pouvoir à 45 ans d’ici 2031.
Si ses partisans mettent en avant la stabilité du pays et les progrès économiques enregistrés sous son leadership, son maintien prolongé à la tête de l’État continue de nourrir les débats sur l’alternance politique et l’avenir institutionnel de l’Ouganda.
Laguinee.info





